‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 16 sur 425 · Paris, G. Buoii, {11-4° (Bibl. Nal., Rés. Ye · texte numérisé non relu

Paris, G. Buoii, {11-4° (Bibl. Nal., Rés. Ye

3. La 3* édition, Paris, Buon, 1575, in-4° (Bibl. Nat., Rés. Ye un); la 3* éd. dans les Œuvres, Paris, Buon, 1575, in-i6 (Bibl. Nat., Rés. pYe 3^1 3355 ter); la 4* éd., (Turin, J. F. Pico, 1574, in-i6) (Bibl. Nat., Rés. Ye 4765).

INTRODUCTION XVIl

et le jugement porté sur la Francinâe fut généralement défavorable : Papyre Masson, dans un éloge latin de Ronsard, nous apprend que « de l'avis commun elle parut moins agréable que tous ses poèmes » '. De son coté, J. de la Jessée, dans une épître assez libre à Ronsard lui-même, tout en se défendant de vouloir le comparer « à la montagne enceinte », comme d'aucuns le faisaient, l'adjurait d'achever son épopée, pour ne pas compromettre sa réputation, fondée sur tant d'« autres escrits » *.

Notre poète avait bien l'intention de conduire Francion jusqu'en Gaule et d'évoquer, chemin faisant, les faits glorieux de ses descendants français jusqu'au règne de Charles IX inclus, d'autant que son roi, lui aussi, l'y exhortait. Nous en avons deux preuves indubitables: d'une part la lettre qu'il adressa le ii novembre 1572 au chapitre de Saint-Martin de Tours, pour demander qu'on le remplaçât comme semainier durant le temps nécessaire à l'achèvement de la Franciade à Paris, prés de son roi 5 ; d'autre part cette affirmation de son biographe sur la Franciade: « Il en avait dressé le dessein par argumens de 14 livres, que j'ay veus, qu'il désiroit continuer jusques à 24, à l'imitation d'Homère » ; et G. Colletet, citant Binet (d'ailleurs inexactement), ajoute : « Ce que Claude Garnier m'a confirmé depuis, lorsqu'il me dict que feu Jean Gallandius les gardoit encore parmy ses papiers » 4. Toutefois il n'est rien résulté de ce nouvel effort, ou si Ronsard a écrit quelque suite à sa Franciade, il n'en a rien publié ni communiqué à qui que ce soit. Au reste la mort

1. « Omnium judicio minus quam cxteraejus poemata illud gratum fuit » (Cité par G. Colletet dans sa Vie de Ronsard, éd. Pr. Blancheniain, Paris, Aubert, 1855).

2. Rcmoiistrance à P. de Ronsard, écrite après la mort de Charles IX et public en 1578. Quant à « la montagne enceinte », c'est une allusion à ce vers d'Horace, Epist. ad Pis., T jg :

Parturiunt montes, nascetur ridiculus mus.

î. Publié d'abord par Gandar dans sa thèse sur Ronsard imitateur d'Homère et de Pindare (1854), p. 209; puis par Blanchemain (éd. des Œuvres, t. VIII, p. 172) et par moi-même dans mon édition in-8 Lcmerre, t. VII, p. 128.

4. Cf. Binet, Vie de Ronsard (mon édition critique, p. 25) ; G. Colletet, op. cit., p. 74 et suiv.

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