‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 203 sur 425 · LIVRE II lél · texte numérisé non relu

LIVRE II lél

L'un resembloit à ce flot courroucé ' 1284 D'écume blanche & de vent hérissé,

Qui d'un grand branle en menassant se vire

Impétueux sur le bord du navire.

L'autre sembloit au bon pilote expert, 1288 Qui plus d'esprit que de force se sert :

Ores la proue, ores la poupe il tourne,

Et vigilant en un lieu ne séjourne,

Ains adjoustant la vigilance à l'art, 1292 D'un œil prudent évite le hasard.

Ce fier Géan, qui passoit d'une brasse,

Tant il fut grand, de Francion la face.

D'un pesant choq contre luy s'aprocha, 1296 Et le pressant l'espaule luy toucha %

L'esgratignant de légère blessure,

Et n'eust esté la trempe de l'armure,

Qui de l'acier la force rebouchoit, [96]

1500 Bien loin du col l'espaule luy trenchoit.

Du mesme coup, en relevant la dextre

Bien haute en l'air, tant qu'elle pouvoit estre,

1283-84. 75''L'un ressembloit à l'orage poussé D'écume blanche & de vent hérissé | 7<? texte de 72 | 84-8^ L'un ressembloit .i ce flot dizenier, Boufi des vents, horreur du marinier

1286. P Sur les bords d'un navire

1291. P l'expérience à l'art | j^-Sy reprennent ce texte primitif

1295. P Cet ennemy

1295-94. ■jj-Sj Ce fier Tyran enorgueilli d'audace, Qui de Francus l'asseurance (78-87 la jeunesse) menace

1295. P D'un pesant heurt

1296. P Et jusqu'au vif l'espaule | 7 j Et de son brand l'espaule luy toucha

1297. P L'esgrafignant

1295-1502. 7S-87 suppriment ces huit vers

1, Note marginale dans l'éd. de 1584 et les suivantes : « Dizenier. Les Latins l'appellent unâa decnmana, c'est la dixiesme vague la plus horrible et dangereuse de toutes. » Cf. Rabelais, Quart livre, XXIII et la briefve déclaration.

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