LIVRE II
D'aller à terre, & si l'aspre tempeste
De ce meurdrier eust suivy sa conqueste,
Jamais Francus aux Gaules n'eust pris bord : [97J
1338 Mais le Gean le tenoit comme mort.
Une pâleur qui s'enfante de crainte Des regardans avoit la face painte, Et le sang froid qui au cueur s'assembla
1332 Fit que Dicaee en soupirant trembla.
Mais tout ainsi qu'on voit deux colombelles Frémir de peur soubs les griffes cruelles De l'espervier, qui n'agueres avoient
1336 Laissé leur nid, & légères dévoient.
S'en retourner au colombier pour paistre Leurs chers enfans qui ne font que de naistre. Ainsi trembloient dans l'estomac les cueurs ',
1340 A longs soupirs, des deux royalles sœurs,
Qu'Amour ardoit d'une vive flammèche,
1328. 7^ Mais l'ennem}' l'estimoit comme mort
1323-28. yS-84 remplacent ces six vers par un distique : "jS Davant ce fier, qui Francus regardoit Et sans bouger riant le brocardoit | 84 Ce fier Gean, qui Francus regardoit. Sans se bouger riant le brocardoit
1513-28. Sy remplace ces sei:^c vers par ce quatrain : Qui maugréant tournoit au Ciel la veuë De voir sa main au besoin despourveuë : Et toutefois Francus il regardoit, Et san» bouger riant le brocardoit
1529. 7S-8J Lors la palleur
1354-35. "jS-S-j Frémir de peur & trembloter des ailes Sous l'espervier aux ongles bien trenchans
1357-38. P S'en retourner au toict, à pleine gorge Paistre leurs filz de bon froment et d'orge
1556-58. yS-S4 Q.ui de leurs nids s'envolent par les champs Cueillir de l'orge & de l'avoine, à paistre Leurs doux enfans | Sj Qui loing du nyd s'en-voloient par les champs Trouver de l'orge & des graines, pour paistre Leurs doux enfans
1340. P de deux pucelles sœurs
1559-40. 7 j-<?4 Ainsi trembloit en l'estomac de peur Le cœur transi de l'une & l'autre seur {et sœur) | 8'j Ainsi trembloit en l'estomac le cœur Des jeunes sœurs tout effroyé de peur
1541. ^4-(?7 Qu'Amour bruloit