Falaise = sable (Huguet). Cf. livre II, v
l82 LA FRANCIADE
Heureux trois fois ceux que la bonne Terre Loing de la vie en long repos enserre ' : Si comme nous ne voyent le soleil,
204 Ne hument l'air, ils n'ont aussi pareil
A nous le soing, qui pressant nous martyre.
D'autant fâcheux que toujours il désire ^.
Ce méchant soing qui compagnon me suit [113]
208 Me fait chercher la Gaule qui me fuit 3,
Terre estrangere, et qui ne veut m'attendre, Que du seul nom j'ay prise, sans la prendre. Je suis (je croy) la maudisson des Cieux4
212 Qui sans demeure erre de lieux en lieux,
De flot en flot, de naufrage en naufrage Ayant le vent et la mer en partage Comme un plongeon, qui en toute saison
216 A seulement les vagues pour maison
Des flots salez il prend sa nourriture. Puis un sablon luy sert de sépulture.
Ainsi la mer me porte sans eff"ait
220 Et mon voyage est tousjours imparfait.
Bonté des Dieux, et toy, Destin qui meines A ton plaisir toutes choses humaines,
201-03. 7 j la mère terre | "jB-S"] les hommes que la terre En son giron, mère commune, enserre D'un éternel S: paisible sommeil
205-06. 7 j A nous le soin, qui bien sur bien désire, Et bien sur bien ne luy sçauroit suffire
204-06. 7S-Sj Si comme nous ils n'ont part au Soleil, Ils n'ont aussi le soin qui les (S^-Sy nous) martire, Ny le désir de grandeur ny d'empire
207. jj Ce vain désir | yS-Sy Ce piquant soin, dont le désir me suit