LIVRE III
j En l'essayant que honte et repentir.
En la façon qu'elle estoit habillée Nuds pieds, sans robe, afreuse, eschevelée, Délibéra contre le mal d'amours
i De voir sa sœur et demander secours.
Elle courut comme son pié la porte.
Mais aussy tost qu'elle fut à la porte. Se recula, comme le pèlerin'
I Qui de fortune a trouvé par chemin
Un long serpent tymbré d'une grand creste^ Qui le menasse, et s'enfle de la teste. Et fait mourir les herbes du toucher :
S II se recule et n'en oze aprocher.
Ainsi tourna la pucelle en arrière :
Desur la langue elle avoit la prière, La larme à l'œil, le soucy sur le front, 960 Dedans l'esprit un pcnsement profond,
Et meint sanglot se crevoit en sa bouche, Quand trop d'amour qui la touche et retouche, Qui compaignon ses pas alloit suivant [140]
964 Fit avancer ses jambes en avant
Et de rechef la honte les recule, L'honeur la gelé et le désir la brûle.
955-55. 7^... Qui sifle, escume & s'enfle de la teste, Faisant mourir... I J8-S4 Un long serpent horrible d'une creste, Qui sifle, escume, & s'enfle de la teste, Faisant mourir... | Sy Un long serpent dont la hideuse trace Donne frayeur à nosire humaine race. Et fait mourir les fleurs de son cracher