‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 286 sur 425 · Et, les choses étant ainsi, je ne le regrette pas · texte numérisé non relu

Et, les choses étant ainsi, je ne le regrette pas

1228 Pour un Thezée, un parjure estranger.

Certes ce n'est ma terre ny ma race Qui me contraint, c'est seulement ta face, Et ta jeunesse et ton œil nonpareil.

1252 Malheureux est qui ne voit le soleil

Quand il esclaire, et son œil tourne arrière

Pour ne jouir d'une telle lumière :

Oste ton front, oste moy tes beaux yeux,

1236 Oste ta taille, egalle aux demi-Dieux,

Ton entretien, ton maintien, ta paroUe, Et qui plus est ta vertu qui m'affoUe, Tu esteindras de mon cueur le flambeau : [150J

1240 Mais te voyant si vertueux et beau,

Je t'aimeray d'ardeur insatiable, Et si je faux tu en es punissable '.

Je ne crains point comme les dames font

1244 De m'apeller femme d'un vagabond,

Pauvre fuitif qui n'a maison ny Troye : Il ne m'en chaut, las ! pourveu que je soye A ton service, et tu daignes m'aymer :

1248 Soit qu'il te plaise espouze me nommer,

Soit ton esclave, et deusse-je amusée Tourner ton fil autour d'une fusée ^.

Labeurs presens et futurs je reçoy,

1225-28. Sy supprime ces quatre vers

1234. 7^'' de sa belle lumière | jS-Sj de si belle lumière

1235-42. Sy supprime ces huit vers

1246-48. jS-Sj II ne m'en chaut, te suivant, que je soye, Pourveu qu'il plaise à ton cueur de m'aimer, Soit que tu vueille' espouse me nommer {en jS on lit vueilles, ce quifausse le vers, en 8y, tu veuille)

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