‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 288 sur 425 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Qui bien cornus paissoient par le rivage : D'un prince tel il avoit son lignage'.

Geste Déesse en s'envolant de là

1500 Bien loing du peuple à l'escart s'en alla

Voir la maison toute rance et moysie Où croupissoit la vieille Jalousie^.

C'estoit un antre à l'entour tapissé

1304 D'un gros halier d'espines hérissé.

Le clair ruisseau ny la vive fonteine N'y gazouilloient luitants contre l'arène : Mais d'un marest une vapeur sortoit,

i}o8 Qui parmy l'air puante se portoit.

Jamais clarté n'y flamboit aluméej Et toutefois ce n'estoit que fumée :

Elle estoit lousche et avoit le regard

1512 Parlant à vous tourné d'une autre part.

De fiel estoit sa poitrine empoulée, Son col plombé, sa dent toute rouillée, De froid venin sa langue noircissoit,

1316 Comme saffran son teint se jaunissoit,

Boufie, enflée, inconstante, et farouche, A qui le ris ne pendoit à la bouche'.

Jamais ses yeux ne prenoient le sommeil

i}2o Soit au coucher ou lever du soleil,

Veillant sans fin, toujours pensive et blesme, Et se ronseoit de sa lime elle mesme,

1300. 57 Bien loin du Ciel

1305-08. TyS"] suppriment ces quatre vers

131 5-16. j8-Sy suppriment ces quatre vers

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