LIVRE III
Alla trouver en Crète la pucelle Que le sommeil couvoit dessous son ?esle, Et dont le cueur, qui de dueil se fendoit, Entre-dormant nouvelles attendoit.
Incontinent ceste vieille maline ' De la pucelle assiégea la poitrine, D'un froid venim ses lèvres elle enfla, [^54]
Et la poison haletant luy soufla Aux yeux, au cueur : & en l'ame renverse Un long serpent qui en glissant luy perse Foye et poumons : et puis en dénouant Ses cheveux tors, elle alla secouant Mille lezars au sein de la pauvreté, Qui la suçoient d'une langue segrette, Et coup sur coup les membres luy mordoient, Et dans ses os le venin respandoient^.
Comme cecy s'achevoit, la nourrice Espiant l'heure et la saison propice A Francion la lettre présenta, Et de parolle en vain le retanta'.
Francus la prit et après l'avoir leuë
135t. 7^-1^7 venin
1555. 57 et lors eu
1556. On litxons (éd. suiv. corrigent) \ Sy tors prompte alla
1559. 7 j'' Coup dessur coup \ 78-84 Et lentement | Sj A sourdes dents
i}6o. 7; leur venin espandoient (7^^ épandoient) | 78-84 Et par les os leur venin espandoient | Sj Et leur venin par ses os espandoient
1361. 7J-84 A tant s'en va ; ce pendant la nourrice ] Sy Puis s'en rêva : ce-pendant la nourrice
1364. y8-8j Et de parole encores le tenta
1565. 87 II la receut, et