C.-à-d. de l'eau de mer. Cf. livre III, v
}. D'après Apollonios, auquel cette comparaison est empruntée, hc. cit., 9i6 sqq., il s'agit de Sirios, la plus brillante des étoiles fixes, qui fait son apparition dans le crépuscule du matin, au fort de l'été. Sirios symbolise les effets funestes de la Canicule,
Et tout le corps comme fueille luy tramble'.
Ils sont longtemps sans deviser ensemble Tous deux muets, l'un devant l'autre assis :
304 Ainsi qu'on voit deux Pins, qui vis à vis
D'un beau ruisseau sont plantez au rivage », Ne remuer ny cyme ny fueillage, Cois et sans bruit en atendant le vent :
308 Mais quand il soufle et les pousse en avant,
L'un près de l'autre en murmurant se jettent Cyme sur cyme et ensemble caquettent :
Ainsi dévoient babiller à leur tour
312 Les deux amans dessous le vent d'amour 3.
Francus venu, la compagnie attainte De honte et peur, se recula de crainte, Et se cachant sous le boucage ombreux
)r6 Sans nul tesmoing les laissèrent tous deux.
L'amant vit bien dés la première œillade Que l'amoureuse au cueur estoit malade : Que son esprit cherchoit de s'envoler : [i73]
3ao Pource il la flate et commence à parler.
Chasse la crainte et la rougeur qui monte
304-05. 75... deux palmes vis à vis Des deux costez plantez sur un rivage | yS-Sj Ainsi qu'on voit, quand l'air est bien rassis, Deux pins plantez aux deux bords du rivage