‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 35 sur 425 · I. Passeratius · texte numérisé non relu

I. Passeratius

SONNET

Autant que la trompette ame du belliqueur Passe d'un son hardi la musette ruralle, Autant, Ronsard, ta Muse à qui rien ne s'egalle Des vieux & des nouveaux te chante le vainqueur.

Pan quitteroit sa flûte & du Thebain sonneur L'ode tant rechantée en ses monts de Menale Pour escouter l'accord de ta chanson royale, Et ton vers, de Francus & de Charles l'honneur.

Qui dira maintenant, si par toute l'Europe Florit le chœur divin des sœurs de Calliope, Que l'auteur de leur estre est le grand Jupiter ?

I. Jein Passerat. Sur ce personnage, cf. mon tome "XV, poème à'Hylas, note i. — ■ Ses relations avec Ronsard remontaient au moins à 1565, date où il lui avait adressé son Elégie sur la mort de Turnèbe {Œuvres, éd. Lemerre, t. Il, p. 107). On a conservé une lettre de Ronsard à Passerat, datée de is66 (Bl., t. VIII, p. 169; M.-L., t. VI, p. 481) et Ronsard lui avait dédié son poème d'Hylas en 1569.

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