‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 359 sur 425 · y}^ omet ce vers el répète le suivant · texte numérisé non relu

y}^ omet ce vers el répète le suivant

888. 7j''qui glissent | 7^-84 tn leurs cieux 887-89. 8j Les habitants des bocages ramez, Et les métaux sous la

terre enfermez

890. 7^' ses Démons & ses intelligences | 7S^-Sj les Démons & les Intelligences

I. Réminiscence du v. 87 de l'Hymne du Ciel (t. VIII, p. 147). Comparer à ce passage le début du poème Le Chat (t. XV); cf. l'article de H . Busson, dans la Revue des Cours el Conférences, XXXI' année, i" série, p. 179.

Ronsard, XVI. — 11. 19

De là nous vient la Tristesse et la Crainte, De là la Joye en noz cueurs est emprainte, L'Amour, la Haine, et les Ambitions :

896 De là se font toutes noz Passions.

Or' de noz corps la qualité diverse Empesche et nuist que nostre ame n'exerce Sa vive force enclose en la maison

900 De terre, ainçois ' en la morne prison

Des membres froids qui la chargent et pressent Et vers le Ciel retourner ne la laissent, Tant le fardeau terrestre et otieux

904 Ne luy permet qu'elle revole aux Cieux.

Elle d'en-haut nostre hostesse venue Est par contrainte en noz corps détenue. Où, n'employant sa première vigueur, [^94]

908 Par habitude et par trait de longueur

Consent au corps, et faut qu'en despit d'elle, S'estant infuse en la chair corporelle.

Elle se souille et honnisse aux péchez

912 Dont les humains ont les corps entachez.

Or' quand la mort aux hommes familière Dissipe au vent nostre douce lumière, L'ame pourtant après le froid trespas

916 Laissant son corps, son taq ne laisse pas ^

Ny sa souillure : elle emporte l'ordure Emprainte en soy qui longuement luy dure :

900-01. Sy ainçois la bourbeuse prison Des membres lourds 904. 7}-8y de revoler aux cieux 906. 78-87 icy bas détenue

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