‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 368 sur 425 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

Vaincra Tholoze, et les Gots d'Aquitaine ■ Comme sapins estandra sur la plaine.

Puis en donnant exemple à ses neveux De liberté, portera longs cheveux S'esjouissant pour remerque immortelle Que chevelu toute Gaule l'apelle.

Q.uel est celuy qui marche le premier Apres ces deux, au visage guerrier, Qui tient la face aux astres eslevée ? C'est le vaillant et juste Merovée, Aspre ennemy des Huns, qui descendront Plus dru que gresle, et par force prendront Pillant, ardant de flames alurnées, (Mars tout sanglant conduira leurs armées) Trêves, Coulongne, et mille fors chasteaux Que vostre Rhin abreuve de ses eaux, Et ru'ront Mets à l'égal de la terre ^, Cruelle engeance indontable à la guerre : La mer ne jette aux hors tant de sablons Que de soldats hydeux en cheveux blons S'amasseront, trope venant sur trope.

Pour mettre à sac l'occidentale Europe, Soubs Atila, cruel prince inhumain, [^99]

Extrême fléau de l'empire romain.

Contre un tel peuple espoinconné de rage, Tout acharné de meurdre et de carnag^e,

1029. yj-8y graphie remarque

1057. yj-yS ardent de flames enfumées | <?-/-^7 brûlant à flames enfumées

1040. yj-Sy Que le grand Rhin 1044. 8y Que de Germains

1. Note de l'éd. de 1587 : « Les Gots qui avoient conquis l'Aquitaine. »

Page 1