LIVRE I
Disant ainsi, Mercure il apela.
S Mercure adoncq légèrement alla,
Front messager, qui aux Dieux obtempère, Devant le trosne où l'apeloit son père : Voile, descens, oii Francus est nourry [12]
2 Di que je suis ardentement marry
Contre sa mère & ceux qui le retiennent. Et des destins promis ne leur souviennent'. Je ne l'ay pas du feu gregois sauvé 296 Pour estre ainsi de paresse agravé^,
Un fait-neant en la fleur de son âge, Mais j'esperois que d'un masle courage Iroit un jour des Gaules surmonter 300 Le peuple dur, & fascheux à donter,
Chaut à la guerre, & ardent à la proye. Pour y fonder une nouvelle Troye.
Pource desloge, & le fais en aller :
304 Le temps perdu ne se peut r'apeler'.
287-89. T^-S-j Au départir Mercure il apella : Pour obeïr Mercure s'en alla, Pront {et Prompt) messager à la plante légère