‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaire (volume 5)Chapitre 93 sur 425 · I. Fleuve de Thrace, aujourd'hui la Maritza · texte numérisé non relu

I. Fleuve de Thrace, aujourd'hui la Maritza

En les poignant eschaufoit leur courage : Quoy ? Voulez vous en vergongneux servage

Vivre tousjours, & sans langue & sans cueurs 856 Toujours souffrir l'orgueil de ces veinqueurs ?

Rompez, froissez d'une allégresse preste

Le jougcruel qui vous presse la teste,

Sans plus servir de passetemps icy 860 A ces Seigneurs qui vous bravent ainsi.

Resentez vous par une belle audace ■ Du premier sang de vostre noble race :

Enflez vous d'ire, & vous souvienne encor' 864 Des mains, du cueûr, du courage d'Hector,

Qui fut jadis la crainte des plus braves

De ces Grégeois qui vous tiennent esclaves : •

Un seul de vous en vaille un million, 868 Et par la mer emportez llion.

Encore Dieu qui regarde voz peines,

Dieu qui a soing des affaires humaines,

Comme les Grecs ne vous est outrageux : 872 » La Fortune ayde aux hommes courageux' !

Tel aiguillon leur versa dedans l'ame

Une fureur 2, une ardeur, une flame

85}. 7^-78 A la vertu r'eschaufoit leur courage

851-53. S4-S7 Et les tançant dans le cœur leur poussoit Un aiguillon mordant qui (87 qui mordant) les pressoit, A la vertu r'eschauioh(87 reschaufant) leur courage

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