I. Fleuve de Thrace, aujourd'hui la Maritza
En les poignant eschaufoit leur courage : Quoy ? Voulez vous en vergongneux servage
Vivre tousjours, & sans langue & sans cueurs 856 Toujours souffrir l'orgueil de ces veinqueurs ?
Rompez, froissez d'une allégresse preste
Le jougcruel qui vous presse la teste,
Sans plus servir de passetemps icy 860 A ces Seigneurs qui vous bravent ainsi.
Resentez vous par une belle audace ■ Du premier sang de vostre noble race :
Enflez vous d'ire, & vous souvienne encor' 864 Des mains, du cueûr, du courage d'Hector,
Qui fut jadis la crainte des plus braves
De ces Grégeois qui vous tiennent esclaves : •
Un seul de vous en vaille un million, 868 Et par la mer emportez llion.
Encore Dieu qui regarde voz peines,
Dieu qui a soing des affaires humaines,
Comme les Grecs ne vous est outrageux : 872 » La Fortune ayde aux hommes courageux' !
Tel aiguillon leur versa dedans l'ame
Une fureur 2, une ardeur, une flame
85}. 7^-78 A la vertu r'eschaufoit leur courage
851-53. S4-S7 Et les tançant dans le cœur leur poussoit Un aiguillon mordant qui (87 qui mordant) les pressoit, A la vertu r'eschauioh(87 reschaufant) leur courage