‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 113 sur 244 · J-84 Les balançant j 8y texte primitif · texte numérisé non relu

J-84 Les balançant j 8y texte primitif

157. S^'73 verront sans virgule (corrigé d'après jS-Sj) 139-174. Ces six strophes furent remplacées en i^S) p'ir les quatre que voici, chacune accompagnée de ses variantes :

I. C'est toi princesse excelentime, Qui fais élever nôtre rime. Bien que vulgaire, jusque aus cieus, Et qui fais nos chans poétiques Egaler les vers des antiques Par un oser ingenieus. (60-S4 C'est toi princesse qui animes Les fredons de nos basses rymes Pour les élever (60 par erreur lever) jusque aus cieus... Sj C'est toy Princesse, qui animes Nos vers & les fais magnanimes Pour les eslever jusqu'aux Cieux...). — 2. C'est toi qui portes sur tes ailes Le saint honneur des neuf pucelles Obéissantes à ta loi, C'est toi seule qui ne dedagnes {6j, /j-^j dédaignes et desdaignes) De les avouer pour compagnes (/^-Sy compaignes) Fille[s] d'un grand roi comme toi. {6/-y^ Filles d'un Prince comme toy. jS-Sj Filles d'un grand Dieu comme toy). — 3. Q.uoi ? n'esse pas toi, vierge, n'esse, N'esse pas toi, docte Princesse Qui me donnas cœur de chanter ? Et qui m'ouvris la fantasie, De trouver quelque poésie Qui peut (ji-Sy peust) tes grâces contanter. (6j-S'y N'est-ce pas toy docte Princesse, Ainçois ma (Sy ô) mortelle Déesse Qui me donnas cœur de chanter ?...). — 4. Mais que ferai-je à ce vulgaire A qui jamais je n'ai seu plaire. Ni ne plais, ni plaire ne veus ? Porterai-je la bouche close Sans plus animer (^7 méditer) quelque chose Qui puisse étonner nos neveus ?

Et qui tant me fuz favorable Quant par l'Envieux misérable Mon œuvre fut Mellinisé ' ?

145 Lors qu'un blasmeur avec ses rôles,

Pleins de mes plus braves parolles, Et des vers qui sont les plus miens, Grinçoit la dent envenimée, Et aboyoit ma renommée,

150 Comme au soir la Lune est des chiens, [p. 1 34]

Se travaillant de faire croire Au Roy ton frère, que la gloire Me trahissoit villainement, Et que par les vers de mon œuvre, 155 Aultre chose ne se decœuvre

Que mes louenges seulement.

Mais il luy feist voyr que l'Envie Estoit le Tyran de sa vie Qui le suit d'un paz éternel, 160 Qui tousjours tousjours l'accompaigne

Comme une Furie compaigne Le doz d'un palle criminel.

Ce n'est ainsi qu'on me dépite, Plustost courageux on m'incite

I. Cette strophe et les cinq suivantes (remplacées dès la deuxième édition par les quatre strophes que j'ai reproduites aux variantes de la page précédente) dévoilaient au public la vilaine attitude de Mellin de Saint-Gelais près du roi et l'intervention de la princesse Marguerite. Je pense que cette scène de la médisance remonte au mois de mai 1550. Voir ci-dessus p. ix-xiv. Cf. ci-dessus l'Hymne triuinphal sur le trespas de Marguerite de Fn/o», dernière strophe et la note, et ci-après l'ode A Michel de l'Hospital, note i.

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