LIVRE V, ODE III
Ceulx qui suants en la carrière ^, Laissoyent leurs compaignons derrière, [p. 13e] Et ceulx qui de courgetz ^ plombez Meurtrissoyent la chair empoullée, Et ceulx qui par la lutte huillée, Contretenoyent leurs bras courbez.
Ceulx qui à leurs flèches soubdaines
Commandoyent d'estre plus certaines, ■ Et ceulx qui en rouant tournoyent Un grand caillou d'horrible masse, Ouhrevolant le long espace Du but où les coups se bornoyent.
Ceulx qui en limons, ou en selle, Devant la Grèce universelle, Par douze foiz rasoyent le tour De la course douze fois torte, Et d'une roue entière & forte, S'achetovent ung brave retour.