Si'^7 Dedans les trais de leur teint
169. 6j-8j Les chansons voulut ouïr (6j par erreur il voulut)
1. Comme le dit Riclielet, « elles chantent trois sujects qui représentent trois stiles divers » : le premier, le débat de Minerve et de Neptune à l'origine d'Athènes (strophe 6), « sus la chanterelle », c'est à dire sur la corde la plus petite, qui rend les sons les plus aigus; le deuxième, une description cosmogonique (antistr. et épode 6; strophe 7), << d'une voix plus violente » ; le troisième, la lutte de Jupiter contre les Géants (de i'antistr. 7 à la strophe 10 inclus, « sus la plus grosse corde ». — Il note aussi que, d'après Vlcarornénippe de Lucien, « aux banquets des dieux, le sujet ordinaire du chant des Muses se tirait de la Théogonie ou de quelque hymne de Pindare ». Ronsard n'y a pas manqué.
2. L'interprétation de Riche'et, reproduite par Blanchemain, « moisson riche et heureuse » doit être abandonnée. II s'agit de l'haleine des Muses, qui exhale une odeur d'encens. Cf. l'ode A Jncijues Peletier, 6" str. (variante) et le début d'une ode A Cassaiidre (la présente édition,!. I, p. 5 et t. II, p. 127).
5. Le Delien est Apollon, adoré à Délos ;le Cronien est Neptune, fils de Cronos (le Saturne des Latins).