LIVRE V, ODE VIII l6l
A\TISTROPHE
C'est luy (chanson) que tu révères Comme l'honneur de nostre Ciel, C'est celuy qui aux Loix sévères A faict gouster l'Attique miel :
765 C'est luy qui la saincte balance
Congnoist, & qui ne bas ne hault, Juste, son poix douteux n'élance, La tenant droicte comme il fault ' :
C'est luy dont l'œil non variable
770 Notte les meschantz, & les bons,
Et qui contre le heurt des dons Oppose son cuœur implovable.
Epode
J'avise au bruit de ces motz
Toute France, qui regarde 775 Mon trait qui droictement darde
Le riche but de ton loz ^.
Je trahirois les vertuz,
Et les hommes revestuz [p. 200]
De vertueuses louanges, 780 Sans publier leur renom
Et sans envoyer leur nom
Jusques aux terres eslranges.