ji qu'asrain encor | ^S-S■] qu'airain encor
67-69. Ji-57 Car bien que nôtre âge ait loué Le premier vers que j'ai joiié, Pourtant je n'eusse pris l'audace
1. Allusion aux 14 hendccasyllabes latins, dans lesquels R. de la Haye avait loué Ronsard et Du Bellay, les qualifiant d'inimitables « frères Pindarides ». Deux ou trois ans plus tard, il consacrait à Ronsard personnellement 12 autres vers de même rythme, qui furent imprimés à la fin de la 5° édition des Qiialre premier i livres des Odes (janvier 1555). Cf. mon Ronsard poète lyrique, p. 146.
2. L'antithèse de l'airain et de l'or est ici un souvenir d'Homère, Iliade, VI, 234-236, où le guerrier Glaucus échange ses armes de bronze contre celles de Diomède, qui sont d'or. De là, quand on échangeait un objet de peu de valeur contre un objet précieux, l'expression proverbiale Diomedis et Glauci pennutatio, que Ronsard trouvait expliquée dans les Adagia d'Erasme (éd. de Bâle, 1540, p. 59). Cf. la fin d'un poème de Ronsard à Scévole de Sainte-Marthe (Bl., t. VI, p. 105 ; M.-L., P. L., t. V, p. 95), et les Œuvres de Du Bellay (Chamard, t. IV, p. 17-18).
5. L'expression « jouer un vers » vient du latin (Virgile : ludere versu; carmina lusi) comme l'expression « si nous avons joué une chanson » (Horace : Si quid lusimus), qu'on trouvera dans la présente édition, t. II, p. 155. C'est encore là « parler latin en français ».
4. Le dieu Janus. Allusion au 1" janvier, date où s'échangeaient les étrennes. Cf. les Œuires de Du Bellay (Chamard, t. III, p. 26; IV, p. 179). Donc, au troisième vers de cette strophe, le mot « inconstance » signifie simplement évolution, révolution, et ne fait pas, comme on pour-