j^ ritne phonétique les Grés | 6o-6y les Grées
s'appelle ainsi de par le fleuve Xanthus qui passoit parmj' Troye. Autrement es anciennes chroniques elle est dite Troia Francorum... Selon les dites chroniques de Tongres, iceux Sicambriens yssuz de la haute Sicambre occupèrent, par succession de temps, tous les pais qu'on dit maintenant Cleves, Gheidres & Juliers. » {Op. cit., chap. De la grand antiquité des Sicambriens). — Au chap. suivant, par une naïve contradiction, ce n'est plus avant la fondation de Rome, mais sous le règne d'Auguste, que Lemaire place cette émigration des Sicambriens de Pannonie « en Gaule Belgique sur le fleuve du Khin ».
I. Souvenir de Virgile, En. 1, 5-7 : « Multaquoque et bello passus,dum condereturbem...atque altae mœnia Romae. » —La réminiscence est plus visible dans la var. de 1,560, et surtout dans ce début de la Franciade:
De ce Troyen conte-moy les travaux,
Guerres, desseings, et combien sur les eaux
Il a de fois (en despit de Neptune
Et de Junon) surmonté la fortune
Et sur la terre escliappé de péris,
Ains que bastir les grands murs de Paris. Quant à l'éiymologie fantaisiste du nom de Paris, on la trouve dans Jean Lemaire (Illustr. de Gaule. I, xvi, fin). Ronsard l'a reprise dans sa Franciade, ï, éd. princeps, où Jupiter prédit le destin de Francus :
Comme un torrent qui s'enfle et renouvelle,
Viendra couvrir les champs de la Moselle :
Puis en l'honneur de son oncle Paris,
Aux bords de Seine ira fonder Paris.
Chargent leur dos de bagage Et nous de cris & regrets, Donne voile au navigage, Sur l'echine de la mer Fai les vagues écumer, Pour replanter notre race Où te traîneront les cieus, Et le forçant veil des Dieus Qui ja t'a borné ta place '.
Strophe 4
A tant acheva la prestresse ^, Et folle du Dieu qui lui presse L'estomac chagrin & félon, En rechignant s'en est allée Nuds pies & toute echevellée Sous la courtine d'Apollon '.