S2-8j Et qu'est ce | j^ rime phonétique mortes
1. Cette vérité morale, appuyée de l'exemple de Cadmos, fondateur de Thèbes en Béotie, vient de Pindare, Pyih. m, 86 et suiv. : « Une existence sans nuages n'a été donnée ni à Pelée, fils d'Eaque, ni au divin Cadmos ; et pourtant on les vantecomme les plus fortunés des mortels... ». Même idée dans l'Olymp. 11, 50-40, avec l'exemple d'Œdipe, que Ronsard a substitué à celui de Cadmos dans la variante. Cf. mon Ronsard poète lyr., p. 305.
2. Allusion à l'exil de Montmorency loin de la cour, de 1540 a 1547. A son avènement au trône, Henri II l'avait fait rentrer en grâce. Cf. Décrue de Stoutz, thèse de 1885 (Paris), surtout pp. 409-418 et 45$.
3. Cf. Horace, Carm. III, 11, fin : Raro antecedentem scelestum Deseruit pede Pœna claudo.
Le soir ils ne sont plus tels,
Pareils aus champs qui fenissent ^ :
Nul jamais ne s'est vanté
D'avoir consacré sa gloire,
Si la Muse n'a chanté
Les hinnes de sa mémoire 2.
C'est à toi Roi, d'honorer
Les vers, & les décorer
Des presens de ta hautesse,
Pousse ma nef, je serai
Des premiers qui passerai
Mes compagnons de vitesse 5.
Strophe 9
Plus tost que les feus ne s'élancent Quand au ciel les foudres nous tancent Je courrai dire aus estrangers,
389. /o tels sans virgule (éd. suiv. cor.) j j^ ri nie phonétique tés
390. jj Pareis (j!c) aus chams qui finissent | 6o-8j reprennent le mot fenissent qu'on lit encore en i6o^ et 16^0 I La correction de i6ij et 162^ fanissent, adoptée par Bl, est inutile.
387-390. 6j-Sy guillemets à ces quatre vers. 392. éio-<?7 D'éviter la bourbe (7(?-57 rive) noire 394. 52-t?7 Les hymnes (hinnes et Hynnes)
398-399. S'^-)2 ma nef sans virgule (éd. suiv. corr.) | j'j-<?7 Soufîe ma nef, je serai Le premier qui passerai
1. Cad. qui produisent du foin. — Le mouvement vient de Pindare, Pyth. viii, 95-96: 'E-i'xz^or -.i os T'.; ; -'. o'ou -i^ ; -jZ'.x; ovap "Av6pa)7:o;. — Mais la comparaison vient de David, Psaume en, 14: Homo, sicut fenum dies ejus, tanquam flos agri sic efflorebit. — Cf. la fin de l'ode sur la victoire de Cerizoles (dans la présente édition, t. I, p. 89).
2. Cf. Pindare, Pylb. i, 92-94; Horace, Carm. IV, viii, surtout le vers 28 : Dignum laude virum Musa vetat mori.
3. C. à d. anime mon esprit de quelque récompense, qui l'emporte comme un bon vent fait un navire. Imité de Pindare, P\th. i, 90-92 (cf. Pyth. II, 62-63).
Combien l'effort de ta main destre Maniant le fer, est adestre A briser Thorreur des dangers, Et de quel soin prudent & caut Ton peuple justement tu guides, Apris au mestier comme il faut Lui lâcher & serrer les brides.
Ta vieille jeunesse, & tes ans En mille vertus reluisans.
M'inspirent une vois hardie, Et me commandent que je die Ce règne heureus & fortuné.
Sous lequel des Parques l'ainée Avoit chanté des mainte année Qu'un si grand Prince seroitné
Antistrophe
Pour gouverner comme un bon père La France heureusement prospère Par les effaits de sa vertu '.
Rien ici bas ne s'acompare A l'équité divine & rare Dont un monarque est revêtu.