‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 45 sur 244 · guillemets à ces deux vers · texte numérisé non relu

guillemets à ces deux vers

1. Ces huit derniers vers sont imités de Pindare, Pyth, u, 49-52 et 84-89. — Cf. Hésiode, Travaux et Jours, début.

2. Ces six vers sont une imitation originale de Pindare, Pyth. 11, 52- 56. Mais Ronsard semble avoir mal interprété le début de ce passage. Voici le texte des éditions du xvi° siècle, conservé depuis : 'E;-i.£ 8à yoEwv çeÛYEtv 8azo; à§tvov xa/.ayoptàv. Cela ne veut pas dire : « Il faut que je me dérobe à la morsure funeste des calomniateurs », mais : « Il ne faut pas que j'use des traits mordants de la calomnie. » La suite l'indique assez: Et8ov yàp, â/.à; Iwv, ta -oÀX' âv àixayavîa tj^oycpôv 'ApyiXo/ov [japoXdyoïç îyGeatv 7i;atvd[j.£vov — « Car j'ai observé que, bien avant moi, il fut souvent sans ressources, le satirique Archiloque, engraissé de médisances haineuses » ; ce que Ronsard a démarqué à tel point que, s'il n'avait pas gardé la métaphore en y insistant, toute trace d'emprunt aurait disparu.

Ils n'ont point le japper si beau Que leur caquet te force à croire, Qu'un blanc habit orne un corbeau Ou bien que la nege soit noire ^ Ton jugement connoit assés Les vers qui sont bien compassés, Et ceus qui trainent une envie, Et ceus qui languissent sans vie, Enroués, durs, & mal plaisans ^ :

Par trét de tens 3 les flateurs meurent, Mais les beaus vers toujours demeurent S'endurcissans contre les ans +.

Antistrophe

Prince, je t'envoie cette Ode, Trafiquant mes vers à la mode Que le marchant baille son bien, Troque pour troq' : toi qui es riche,

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