Sj Frisotoyeut leurs tresses blondes
Ronsard recueillit cette pièce et les trois suivantes au Cinqitiesme livre des Odes (1552), il le supprima, ainsi que les notes marginales dont parle Denisot. Nous reproduisons ces notes entre guillemets.
1. « Les Serenes [Sirènes], lesquelles sont par les poètes chantées entre les fables de Secile [Sicile]. » — Elles étaient filles du fleuve Acheloùs. Cf. Jean Lemaire, Illustr. de Gaule, I, chap. x.xix. La périphrase est empruntée soit à Apollonius : 'A/sXfotSeç (Argon. IV, 895), soit à Ovide : Acheloides {Met., V., 552), soit à Avienus : Acheloia proies {De cantu Sirenum, i). — La forme « Achelois » se retrouve dans Ronsard (éd. Blanchemain, t. VU, p. 164) et Du Bellay (éd. Chamard, t. IV, p. 34).
2. « Le miel ». — Ronsard veut dire que la douceur de leur vois surpassa celle du miel de l'Hymette.