‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 56 sur 244 · Cf. Horace, Cartn. III, 27, 55 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Horace, Cartn. III, 27, 55 et suiv

2. C. à d. en Angleterre, où la Science était jusqu'alors inconnue. Cette strophe et la précédente développent une idée déjà exprimée dans l'ode de 1550 ^ Ant. Chasteign-r (v. la présente édition, t. II, p. 63). Cf. Estienne Pasquier : « Les arts et les sciences ont leurs évolutions et entresuites, ainsi comme toutes autres cho>es, et voyagent de pays à autres » {Rech. de la France, liv. VI, ch. m, dans l'éd. de 1611).

Maint vers jumeau ' qui surmonte Les nostres rouges de honte ^.

Par vous, Vierges de renom, Vrais peintres de la Mémoire, Des aultres vierges le nom Sera cler en vostre gloire.

Et puis que le ciel bénin Au doux sexe féminin Fait naistre chose si rare D'un lieu jadis tant barbare,

Denisot ' se vante heure D'avoir oublyé sa terre Quelquesfois, & demeuré Trois ans en vostre Angleterre 4,

84. i2-jj, 84-8^ deux points après gloire | j8 virgule 86. i^-60 fenienin (éd. suiv. corr.) 88. Si-yS un point après h3.Tha.Te {éd. suiv. corr.) 91. yS-Sy Et passager demeuré

1. C. à d. maint distique latin (hexamètre et pentamètre accouplés), comme l'indique une note marginale de l'édition de 1567. Cette allusion à VHecatodistichon n'a pas été comprise du commentateur Richelet, qui a présenté pour ce passage deux interprétations fausses.

2. Charles de Sainte-Marthe, dans une épitre latine parue avec VHecatodistichon{v . ci-dessus, pp. ix et x), avait vivement reproché aux poètes français de n'avoir pas encore, six mois après la mort de Marguerite de Valois, consacré le moindre vers à la mémoire de cette princesse qu'on appelait la dixième Muse : « Quid aïs ? Pudore magno Non perfunderis, o Poeta Galle ?... » Ronsard semble avoir eu quelque remords, lui Français, à s'être laissé devancer par de jeunes étrangères, comme les sœurs Seymour; à la fin de V Hymne triomphal, il s'excuse indirectement de n'avoir pas plus tôt « sacré à la Mémoire » les cendres de la reine de Navarre (v. ci-après, p. 76, vers 44, et suiv.).

3. « Le Conte d'Alcinois autrcsfois précepteur de ces trois Dames. »

4. Nicolas Denisot, poète et peintre du Mans, souvent désigné par lui-même, et par les poètes de la Brigade sous l'anagramme Conte d'Alsinois, auteur de Noéli (1545) et de Cantiques (1553), avait été précepteur des princesses Seymour à Londres entre le traité d'Ardres (juin i 546) et la reprise des hostilités avec l'Angleterre (août 1549). C'est par ses

De près voyant le Soleil Quant il se panche au sommeil ' Plonger au sein de vostre onde La Lampe de tout le monde.

Voire & d'avoir quelquesfois Tant levé sa petitesse, Que soubz l'outil de sa voix Il poUist vostre hautesse :

Vous ouvrant les beaux secretz Des vieux Latins & des Grecz, Dont l'honneur se renouvelle Par vostre Muse nouvelle.

Doncques puis que les espritz D'Angleterre & de la France, Bandez d'une ligue, ont pris Le fer contre l'Ignorance ^ :

Et que noz Roys se sont faictz

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