‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 74 sur 244 · L'enveloppe corporelle, le corps (v. ci-après, vers · texte numérisé non relu

L'enveloppe corporelle, le corps (v. ci-après, vers

7. L'ombre ou simulacre, qui, d'après les anciens, conservait la forme du corps. Cf. Homère, Od. XI, 83. — Employer le mot idole avec ce sens, comme Ronsard l'a encore fait ailleurs (par ex. ci-dessus. Ode de la Paix,

Affin qu'en terre elle tumbe, Et dédaignante la tumbe Vole en France sans repos Par la bouche de maint homme Sans que jamais l'an consomme Son voler vague & dispos.

L'Ange adoncques s'est lié Pour mieux haster sa carrière A l'un & à l'autre pié L une & l'autre Talonniere, Dont il est porté souvent Egal aux soupirs du vent Soit sur la terre, ou sur l'onde, Quand sa roideur vagabonde L'avalle oultre l'air bien loing :

Puis sa perruque divine Coifta d'une Cappeline, Entant sa verge en son poing '.

316. Ti-J} L'un & l'autre {éd. suiv. corr.) 319. 6y-8j Soit sus la terre, ou sus l'onde 324. à-j-S-j Prenant sa verge

vers 176), c'était « parler grec en français », comme dit Boileau. — Note de Denisot : « Homère feint en son Odissée, X, que la seule Idole des morts et non le vray corps mesme erre aux Enfers : au contraire il feint icy que l'Idole de la Royne erre par la bouche des Francoys. » Cf. ciaprès, vers 386.

I. Ronsard peint cet ange, messager du Christ, avec les attributs et les fonctions du Mercure de Virgile, qui était déjà une copie de l'Hermès homérique. Dans cette strophe et les deux suivantes, il a imité directement et à peu près uniquement une page de l'Enéide, IV, 238-258. — Jean Lemaire ayant décrit Mercure d'après le même passage de Virgile, dans ses Illustrations de Gaule, I, xxviii, les contemporains ont pensé que Ronsard lui devait quelques détails de cette strophe. Note de Denisot : « Talonniere et Cappeline, ce sont les aiks & le chappeau de Mercure, ainsi nommés par Jean le Maire. » D'après Pasquier (Recb. de laFr., liv. VI, chap. XI, éd. de 161 1) Ronsard lui aurait emprunté « les mots de

yo TOMBEAU

325 De celle il est defermant

L'œil de l'homme qui sommeille, De celle il est endormant Les yeux de l'homme qui veille ', De celle en l'air soutenu

550 Noua, tant qu'il fust venu

Se percher sur la Montaigne Q.ui fend la France & l'Espaigne :

Montaigne où bruit sur le haut Une éternelle tempeste,

53) Ayant tousjours blanc le feste

De neige qui point n'y faut.

De là se laissant pancher A corps élancé, grand erre Fondoit en bas pour trancher 540 Le vent qui raze la terre :

De çà & de là vaguant, A basses rames voguant,

325. )i virgule après De celle (corrige d'après les vers 527 et 329)

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