‹ Œuvres complètes. É. critique, avec introd. et commentaireChapitre 80 sur 244 · S^'^7 Desoubz (et desous) l'alechant plaisir · texte numérisé non relu

S^'^7 Desoubz (et desous) l'alechant plaisir

1. Note de Denisot : « Le monde, ainsi nommé par Platon. » C'est dans le Timée, ch. XXX, que Platon appelle le monde un !^ô)OV iu.t};uy ov.

Cf. la traduction de Cicéron : « Non est cunctandum profiter! hune

mundum animal esse, idque intelligens et divina providentia constitutuni. » (Tirnœus, chap. III, fin). Voir encore Virgile, En. VI, 724 etsuiv. et Plutarque, TZîol 'iu/OY-ovia;. A rapprocher un passage de l'Hymne de Bacchus{B\., t. V, p. 2'58).

2. Le Monde suit dans son ensemble un rythme régulier, mais chacune de ses parties obéit à un mouvement propre, sans nuire à l'harmonie universelle.

3. Ces trois strophes développent quelques vers de l'apothéose de Daphnis (Virgile, Bue. v), avec des emprunts à Homère, Od. IV, 565 et suiv. A rapprocher un passage de l'Hymne de la Philosophie (Bl., t. V, p. 160; M.-L., P. L., t. IV, p. 263-264).

Jamais ne nous prend envie (Comme au Grec) ' de voir un jour La flamme en l'air promenée Sauter sur la cheminée De nostre antique séjour 2.

Si plus tost je n'ay sacré Tes cendres à la Mémoire, Ne m'en saiche mauvais gré, Plus lono^ue en sera la ^loire.

Les arbres qui sont tardifz Demeurent plus long temps vifz, Les fleurs tost epanouyes, Tost s'en vont evanouyes, Et le Colosse élevé Qui ores le ciel menasse, En un mesme traict d'espace Ne se veit point achevé '.

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