‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 2)Chapitre 11 sur 252 · SCÈNE IV KARL, LE DUC, puis L'ARMURIER · texte numérisé non relu

SCÈNE IV KARL, LE DUC, puis L'ARMURIER

LE DUC, sortant de l'hôtellerie.

Il n'y a pas k dire... la truite était fine et l'alTenthaler capiteux... Ma foi ! vivent les déjeuners d'auberge!...

KARL, frappant avec sa pièce d'argent sur la planche où sont posées les armes devant le tir.

Holà! rarmurierl... l'homme!... Il n'y a donc personne ici?

LE DUC, apercevant Karl.

Voilà un amateur bien pressé. Tiens, tiens, c'est mon promeneur sentimental de tout à l'heure. S'exercer au pistolet après un rendez-vous galant, c'est assez bizarre... Voyons comment il s'en acquitte.

Il s'arrête sous les arbres et observe. KARL.

Pourvu que je n'aille pas me manquer ! Rappelons-nous ce que me disait cet étudiant, l'autre

jour, à ramphilhéàtre. On s'assure bien de la place du cœur, ici, entre ces deux côtes, (n se tàte la poitrine.) L'étudiant avait raison. . . le cœur bat toujours dans ce moment-là...

LE DlC.

Ce garçon est singulièrement agité !

L'AUM l HIER, entrant.

Vous avez appelé, monsieur?

KARL

Oui,je veuxfaire quelques balles... Celacoûte?...

L'ARMURIER

Un florin pour les douze coups et le carton.

K A RL, lui offrant son (lorin.

Voilà justement ce qu'il vous faut.

i/Ai;.Mi HiKi;.

Monsieur... tout à l'heure.. .

KARL

Non, prenez.

L'AR MURIER, après avoir pris l'argent, offre un pistolet à Karl.

Quand il vous |)laira, monsieur.

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