ACTE I, SCÈNE î
Sur la place, à Viddin, devant la Basilique.
Les vingt plus vieux boyards sont là — c'est magnifique !
A cheval; et de loin chacun les reconnaît
A Taigrette d'argent qui brille à leur bonnet.
Selon Tancienne loi, la Diète militaire
Fait son choix promptement, sans mettre pied à terre;
Puis, quand le souverain est élu, le Conseil
L'acclame en brandissant les sabres au soleil.
Ensuite, on le couronne avec cérémonie.
LAZARE
Notre Diète à Viddin doit s'être réunie
Hier même, et nous saurons bientôt le résultat.
Puisqu'elle doit choisir, pour gouverner l'État,
Le plus digne, qui donc voulez-vous qu'elle nomme,
Sinon votre Michel Brancomir?
LAZARE
Oui, c'est l'homme Qu'il faudrait. Il a fait bravement son devoir.
OUROSCH.
Jeunes gens, vous parlez trop vite et sans savoir.
ISl POLll LA COUUONNE.
Certes, Michel est grand; la gloire l'environne; Mais il aurait bien tort de rêver la couronne. On Ta déjà couvert de titres et d'honneurs. C'est bien. Mais les anciens du peuple, les seigneurs Sont convaincus, avec la nation entière, Qu'il faut que ce soldat reste sur la frontière. Puis, chez nous, pour avoir la couronne, étranger, Le moyen le meilleur...
BENKO
C'est?
ounoscH.
De n'y pas songer.
BENKO
En vérité? Qui donc croyez-vous qui l'obtienne?
OUROSCH.
L'homme est tout désigné, c'est notre évêqne Kti.Mnie
liENKO.
Un prêtre !