‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 119 sur 191 · ACTE 1, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE IV

Les ordres sont pourtant formels que j'ai donnés. Jamais de prisonniers. Tout tuer.

CONSTANTIN

Noble père, Vous me pardonnerez pour cette fois, j'espère. C'est moi qui désarmai ce chef; il est blessé. Et, comme il s'est conduit en brave, j'ai pensé Bien faire en l'amenant jusqu'à la citadelle. Faites-lui grâce.

Murmure parmi les soldats.

MICHEL

Aucun quartier pour l'infidèle !

D'où te vient cet accès de générosité?

Qu'est-ce à dire ? Oses-tu blâmer ma dureté ? C'est à force de sang, à force de tuerie. Enfant, que j'ai sauvé l'Église et la Patrie. Donc, ceci me déplaît, et c'est rébellion, Constantin. Pour les Turcs, toujours le talion ! Dent pour dent ! Quand ils sont les vainqueurs, ces infâmes Mutilent nos blessés et violent nos femmes. A mort, le Turc ! A mort, le pourceau circoncis !

200 IM)ri; LA COI HONNE.

LKS SOLDATS.

A mort !

CONSTANTIN

Ne froncez pas vos terribles sourcils, Père. Pardonnez-moi si je vous fais offense. Je n'ai pu massacrer un blessé sans défense; Je me suis souvenu des chrétiens d'autrefois, Des héros combattant, comme nous, pour la croix, Au temps de Saladin et du saint roi de France; Et, malgré moi, j'ai vu l'horrible différence... Faites-lui grâce!...

Aux soldais.

Et vous, amis, réfléchissez!

LES SOLDATS

A mort, le Turc ! à mort!

Li: PinsoNNIKR.

Jeune homme, c'est assez, Tu ne me devais pas traîner dans ce repaire. Tu devais obéir aux ordres de ton père. Brancomir a raison et tous ces chiens aussi. Pourquoi me faire grîîce? Ai-je crié merci?

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