ACTE III, SCÈNE V
Et, d'un éclair vengeur jaillissant du fourreau Elle m'ordonne ici d'être juge et bourreau.
II tire son épée.
MICHEL, dégainant à son tour.
J'ai mon épée aussi, qui ne craint pas la tienne.
CONSTANTIN
Je défends mon pays et l'Europe chrétienne,
Mon devoir de soldat, l'honneur de ma maison.
Et vous ne combattez que pour la trahison.
Dieu nous voit et préside au champ clos. Qu'il décide !.
A mort le traître !
Constantin fond sur son père. Les épées se croisent un moment. Michel reçoit un coup en pleine poitrine et chancelle.
MICHEL
Ah!
CONSTANTIN
Dieu ! qu'ai-jefait!...
MICHEL, à terre et expirant.
Parricide !
Sois maudit!
11 meurt.
CONSTANTIN
Le signal d'abord... Mettons le feu!...
Il prend la torche et la jette dans le bûcher, qui s'enflamme aussitôt. Pendant la fin de la scène, on voit, au loin dans la montagne, s'allumer d'autres signaux, et on entend retentir le canon d'alarme.
Vous êtes les témoins, astres, regards de Dieu! Mais devant ce cadavre et devant cette flamme, J'ose vous regarder et vous montrer mon Ame. Mon père allait trahir sa patrie et sa foi ! Etoiles, j'ai tué mon père!... Jugez-moi !...