‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 162 sur 191 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LAZARE, OUROSCH, ANNA.

Au lever du rideau, Ouroscli, blessé à la jambe^ le pied sur un escabeau, se fait panser par Anna, sa fille, agenouillée devant lui. Lazare se tient debout auprès d'eux.

Donc, bataille perdue?

OUROSCH.

Oui, la chose est trop sûre !

Encor vaincus !... Anna, lave bien ma blessure...

ANNA

Plus de cent morts, dit-on ?

OLROSCH.

Et cent autres avec,

Sans compter les blessés.

LAZARE

C'est le dixième échec Depuis la mort du grand Brancomir î Tiens, j'enrage 1 Ce Constantin, avec son imprudent courage, Nous perdra.

OUROSCH.

J'en ai peur.

LAZARE

Descendre du Balkan, Aller chercher les Turcs retranchés dans leur camp. Vois-tu ! c'est une guerre absurde et téméraire ! Le pauvre grand Michel faisait tout le contraire; Il attendait l'attaque et toujours triomphait. Ah! celui-lk, c'était un maître homme.

OUROSCH.

En effet, Depuis six mois, jamais de bonheur poui- nos arme.^. Oui î depuis qu'il est mort près de ce feu d'alarmes.

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