ACTE IV, SCÈNE III
MILITZA
Ne parle pas ainsi, maître ! Toi seul es beau,
Toi seul es bon ; tes yeux sont pour moi le ciel même !
Toi seul es noble et pur, puisque c'est toi que j'aime ! .
CONSTANTIN
Eh bien, aimons-nous donc ! Viens ! Oh ! viens dans mes bras î
Serre-toi sur ce cœur que tu consoleras !
Gravissons, enlacés, le dur chemin qui monte,
Moi qui vis dans Thorreur, toi qui connus la honte !
Aimons-nous, mais prouvons, par nos amours naissants,
Que nous étions tous deux nés pour être innocents.
Et montrons combien haut notre âme était placée.
Aimons-nous donc, mais sois comme ma fiancée.
Connais le doux respect du baiser sur ton front
Et restons purs devant les cieux qui nous verront.
Je souffre trop ! la mort viendra vite ; son aile
Étend déjà sur moi son ombre solennelle.
Tu me suivras. Entrons purs dans Téternité,
Chère âme, et pour unique et chaste volupté.
Permets en ce moment au malheureux qui t'aime
De répandre sur toi, comme l'eau d'un baptême,
-2NI l'orii LA COI I50.\m:.
Cette gerbe où ton cœur s*cst offert en ce jour, Ces fleurs de ta pitié, ces fleurs de ton amour!
En disant ces derniers mots, Constantin a répandu les fleurs sur la chevelure et sur les épaules de la jeune ffmmf.