‹ Œuvres complètes. Éd. illustrée (volume 3)Chapitre 172 sur 191 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

Quand le roi franchira le seuil de ta maison, Elle le saluera par le cri : ce Trahison ! »

CONSTANTIN

C'est horrible !

BAZILIDE

Eh bien, vois si je suis généreuse!

Tu me hais ! mais je viens, moi, dans cette heure affreuse, T'offrir, en souvenir de mon illustre époux, Un moyen de salut pour toi-même et pour tous.

CONSTANTIN

Vous, m'offrir le salut?... Et que pourrais-je faire?

BAZILIDE

Accomplir jusqu'au bout ce qu'a rêvé ton père !

CONSTANTIN

Moi!

BAZILIDE

Sache qu'il était auprès de l'arc romain Pour attendre Othorgul et lui donner la main...

290 POUU LA COUilONNE.

CONSTANTIN, à part.

Que dit-elle?

BÀZILIDE.

Et qu'avec un peu plus d'énergie, Au lieu d'être à cette heure une vaine eftigie, Un bronze aveugle et sourd sur le tombeau d'un morl Il eût pu devenir un roi puissant et fort!...

CONSTANTIN, à part

L'odieux souvenir!

BAZILIDE

Eh bien ! la même chose, Entends-tu, Constantin? moi, je te la propose !

CONSTANTIN, à part.

Terre et cieux!

BAZILIDE

Tes soldats disent que tu trahis!...

Des mots !... Tu peux sauver, malgré lui, ton pays, Lui rendre le bonheur et la paix. L'Infidèle N'est pas vainqueur tant qu'il n'a pas ta citadelle.

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