ACTE I, SCÈNE I
AMBROS
Pas si vaines, car il paraît Qu'on entend répéter ces plaintes Dans plus d'un cabaret.
— N'est-ce pas, Adrian ?
ADRIAN
Oui, la chose est certaine.
ANTON
Quoi ! vous vous fiez, capitaine, Aux rapports de ce garnement ?
AMBROS
Certes, car jamais il ne ment.
ADRIAN
Attrape, Anton !...
HENDRICK
Ainsi, sur trop de confiance.
Messieurs, ne nous endormons pas; Redoublons tous de vigilance; Observons de près nos soldats.
LE BOURGMESTRE
Afin de cacher notre inquiétude.
Nous avons décidé que, comme d'habitude,
50 MAITKE AMBROS.
La kermesse aurait lieu. — Dans une heure, au plus la
L'épée au poing, clairons en tête, Pour le montrer au peuple et pour ouvrir la fête, Nous reviendrons ici chercher notre étendard.
AMBROS
Oui, montrons le drapeau !.. L'idée estfière et sage, Monsieur le Bourgmestre... — Oui, tous les mécontents
Retrouveront à son passage L'âme de la Patrie entre ses plis flottants !
CHOKUR.
Verse en nos âmes le courage.
Amour de la noble Cité !
Et que chacun de nous s'engage
A mourir pour toi. Liberté î
En l'honneur des vieilles franchises
Jadis conquises
Par nos aïeux, Chantons l'hymne qui met sa llamme
Et dans notre âme
Et dans nos yeux !
Tous sortent, à rexceplion d'Ambros, du Bourgmestre et d'Adrian.