‹ Œuvres complètesChapitre 66 sur 204 · LE REACTIONNAIRE FRANÇAIS ET LE REACTIONNAIRE ALLEMAND · texte numérisé non relu

LE REACTIONNAIRE FRANÇAIS ET LE REACTIONNAIRE ALLEMAND

Voyez le conservateur allemand; vous croiriez avoir affaire au réactionnaire français. La haine du peuple, du prolétaire, c'est-à-dire le quatrième ordre, condamné comme un fléau, le suffrage universel bafoué, une voix accordée aux riches, un dixième de voix à l'artisan; la noblesse et la haute bourgeoisie maîtresses de tout; la monarchie présentée comme le salut; jusqu'ici, vous applaudissez. Vous reconnaissez dans ce conservateur allemand votre allié, votre image ; vous allez lui tendre la main à travers le Rhin. Attendez.

Que pensez-vous, je vous prie, de ces autres maximes du même conservateur auquel vous venez d'applaudir?

Écoutez ses questions, il fait aussi les réponses ;

— Sommes-nous encore chrétiens (1) ?

- - Non, nous ne sommes plus chrétiens

(*) Strauss, Der aile und der neue Glaube, 1872.

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