‹ Œuvres complétes (volume 2)Chapitre 26 sur 120 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Du moindre degré de sentiment où l’on peut réduire un homme borné au sens du toucher. |

La

Sentiment fon- $ tr. Norre statue, privée de l’odorat, de l'ouie,

statne, du goût, de la vue, et bornée au sens du toucher, existe d’abord par le sentiment qu’elle a de l'action des parties de son corps, les unes sur les autres, et surtout des mouvemens de la respiration : voilà le moindre degré de sentiment où l’on puisse la réduire. Je l'appelerai sentiment fondamental, parce que c’est à ce jeu de la machine que commence la vie de l’animal : elle en dépend uniquement.

get 2. Étant exposée ensuite aux impressions de

cations, l'air environnant, et de tout ce qui peut les heurter, son sentiment fondamental est susceptible de bien des modifications dans toutes les parties |

de son corps.

ET — — ue ——— © © © 2 —

$ 3. Enfin, nous remarquerons qu’elle pourrait dire m0, aussitôt qu'il est arrivé quelque chansement à son sentiment fondamental. Ce sentiment, et son moi, ne sont par conséquent dans l'origine qu'une même chose; et pour découvrir ce dont elle peut être capable avec le seul secours du tact, il suffit d'observer les différentes manières dont le sentiment fondamental ou le moi peut être modifié.

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