‹ Œuvres completesChapitre 25 sur 72 · COB · texte numérisé non relu

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le fiit pas à l'ennui. Il le rencontrait au milieu de sa coilr, sur son trône et dans les plaisirs qu'il cherchait inutilement. S'il avait su penser, s'il avait su s'occuper , croyez- vous qu'il eût jamais donné cet édit ridicule, dont je vous ai parlé? Méprisé, haï, il finit par être assassiné, et sa mort vfut indifférente aux Grecs.

u ^"«r**"!! ^^ ^^ ^^^^ ^^ P^^ parlé du nombre de soldats â^^l'ifK qui le suivirent dans son expédition ; parce que

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les Grec», cc qu Hérodotc dit à ce sujet ne parait pas vraisemblable , et que les autres historiens , tels que Diodore de Sicile , sont venus dans un temps où il ne parait pas qu'ils pussent le savoir. Suivant Hérodote les combattans étaient au nombre de deux millions six cent quarante-un mille six cent dix , calcul qui paraît trop exact pour être vrai. Jamais le général d'une grande armée n'a su , à dix hotnmes près , le nombre de ses soldats.

D'aillem*s cet historien rapporte une inscription que les Amphictyons avaient mise sur le tombeau des Grecs tués aux Thermopyles, et dans laquelle ils disaient que les Spartiates avaient combattu contre trois millions d'hommes. Or cette inscription, qu'Hérodote lui-même dément, est une preuve que les Grecs cherchaient à exagérer la puissance qu'ils avaient vaincue.

Enfin , selon cet historien , le nombre de personnes qui suivaient cette armée ^ était égal au nombre des soldats; de sorte que le total était

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cinq millions deux cent quatre-vingt-trois mille deux cent vingt bouches. Il est difficile.de croire que les Perses aient été assez h£d)iles pour faire subsister toute cette multitude.

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