CHAPITRE ni
Jusqu'à la paix avec la Perse.
Les Perses ayant été chassés, il devait être ,^,'^tîîïî'^ÎM permis aux Athéniens de relever les murs de leur "ïÇi^î^^ ville. Cependant les Spartiates s'y opposèrent, Spïrtuîw. sous prétexte que, si l'ennemi faisait une nouvelle irruption y Athènes , dont il s'emparerait , serait tine forteresse d'où on ne pourrait pas le chasser. Dans le vrai , ils voulaient qiiç cette ville ne fut pas à l'abri d'une invasion *de leur part ; parce qu'ils craignaient qu'elle ne prît sur terre la supériorité cpi'elle ^vait d^à sur mer. Thémistocle eutbesoiu.de toute sa prudence pour vaincre cet obstacle : il fallut dissimuler et user d'artifice ; il fallut tromper les Latédémoniens ; ils ne le lui pardonnèrent pas.
I^a, Grèce venait d'apprendre combien il était i.«Gr^c«ni,t nécessaire pour elle d'entretenir de grandes flottes, t^'"'*^ •" Toutes les villes y contribuèrent , et ce furent les Sjmrtiates qui levèrent l'imposition. IJs eurent d'abord le^ çomi^iandement sur mer, parce qu'on
était clans Tusage de le leur donner sur terre : avantage qu'ils ne conservèrent pas , et qu'ils ne pouvaient pas conserver.
Daasettuetr. Tant ouc Ics Grccs n'avaient eu de querelles
conftance,Athè- * *
ff^i«t:7dil qu'entre eux , Lacédémone avait été la puissance '"*°'* *' dominante ; parce que 'les principales guerres se passaient dans le continent. Mais, dès qu'on sentit la nécessité de défendre les côtes , et qu'on forma . le projet d'attaquer les Perses jusque dans l'Asie, la supériorité accordée à cette république n'était plus qu'un vieux préjugé , sur lequel les Athéniens ne pouvaient manquer de foire ouvrir les yeux. La république de Sparte était trop pauvre , pour disputer à celle d'Athènes l'empire de la mer, qui , dans ces circonstances , devait donner celui de la * terre. La Grèce change donc de face , et voici le temps où le gouvernement de Solon a tout l'avantage sur celui de Lycurgue.
^^«Yroo! ^^ puissance d'un état ne dépend pas uniqueïïiuw**dJ*'w« ment de sa constitution : elle dépeûd encdre des révolutions qui se font dans les états voisins. Plus il est petit, plus il est dans cette dépendance; parce qu'en conservant toutes ses forces, il se trouve faible, aussitôt qu'un autre cesse de l'être. Le gouvernement établi par Lycurgue ne pouvait donc durer, qu'autant qu'il ne s'élèverait contre Sparte aucun ennemi puissant. Par conséquent il dépendait de circonstances tout - à - fait étrangères aux mesures que ce législateur avait prises.
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Aussi ce n'est pas à la constitution de cette république que la Grèce a dû son sa^ut. Si Athènes n'eut eu qu'une monnaie de fer, elle n'aurait point eu de marine; et alors l'unique ressource des Spartiates, conune des Athéniens, eût* été de s'ensevelir sous les ruines de leur ville. La flotte de Xerxès, maîtresse 'de la mer, eût fait des descentes de toutes parts ; et répandant l'épouvante parmi les peuples, elle ne leur eût pas permis de se réunir contre l'ennemi commun.
La pauvreté, en mettant Sparte à l'abri des causes intérieures, qui en auraient ruiné le gouvernement, la laissait donc sans d(éfense contre les causes extérieures, qui pouvaient lui être aussi funestes. Mais il n'était, pas possible à Lycurgue de la garantir également contre les^ vin«s et les autres; et, clans la nécessité d'opter, il a préftré une constitution sans vices, et ^i ne devait pas acquérir desibrces, à une constitution vicieuse, qui en aurait acquis.
Sparte, dans l'impossibilité de s'accroître, n'avait donc, pour copserver sa supériorité , d'autre moyen que d'empêcher l'accroissement de toute autre république. C'est aussi tout ce qu'elle ten* tera. Ainsi nous trouverons dans les lois de Ly-* curgue une des causes de cet état de faiblesse, d'où la Grèce n'a jamais pu sortir, quoiqu'elle ait produit les plus grands hommes, et qu'elle ait eu les plus grands succès.
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li^îr Grt?t ^^^ Grecs ayant équipé une flotte , pour achever .«roidePer... j^ chasscr Ics ferscs de l'Europe et de l'Asie mineure, Pausanias fut nommé par les Spartiates pour la commander, et Aristide par les Athéniens. Cette flotte rendit la liberté aux villes de Chypre , et prit Bysance. Elle fit dans cette expédition un ^and nombre de prisonniers, parmi lesquels il se trouva plusieui*s seigneurs persans, que Pausanias laissa évader, et qu'il chargea d'une lettre pour Xerxès. Il offrait à ce roi de lui Uvrer la Grèce , et lui demandait sa fille en mariage. Sa proposition fut acceptée. Xerxès confia cette Ji^ociation àÂrtabaze , gouverneur des cotes de l'Asie mineure, et fit passer à Pausanias de grandes sommes pour corrompre les che& de la Grèce. p.rwtbiia. Ce tmitre, aussi malhabile qu'ambitieux, se
tcars il fait p«r. ' ^ '
d*m«?""""Ê décela lui-même. Comptant sur le succès d'un projet à peine formé , il se hâta de prendre les mœurs des Perses. Il imita leur magnificence : il se fit rendre des honneurs extraordinaires ; il traita les Grecs comme s'il eût déjà été le maître de la Grèce. Ses hauteurs aliénèrent d'autant plus les esprits , qu'Aristide les gagnait par une conduite différente. Les alliés refiisèrent donc d'obéir k Pausanias. Ils se mirent sous la protection des Athéniens, et Sparte perdit le commandement. * '• Cimon remplaça Pausanias. Il était fils du ce-»
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ronmauderoeot
de la iioiu. j^j^^^ Miltiade , et élève d'Aristide. Cela vous prévit al en sa faveur, et vous vous intéressez déjà
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pour lui. En effet il va jouer un grand rôle ; et vous verrez en lui la probité réunie aux talens.
Il était naturel que tous les alliés contribuassent «kar/i* dîî ïaux frais de la guerre ; et il était rsfisonnable qu'ils ne contribuassent chacun qu'à proportion de leurs richesses. Jusqu'alors cette répartition , qui s'était faite avec peu d'équité , avait causé beaucoup de mécontentemens : il importait donc delà confier à un homme tout à la fois juste et éclairé. Vous prévoye» qu'Aristide sera choisi : il le fut en effçt , et les suffrages des alliés , comme ceux des Athéniens, se réunirent en sa faveur. Il eut l'administration des finances jusqu'à sa mort , et les peuples de la Grèce s'attachèrent de plus «en plus à la république d'Athènes, qui parut juste et équitable, tant que ce citoyen vécut. Mais , après lui , elle se rendit odieuse , parce que le désordre qui s'introduisit dans les finances, occasiona des injustices et des vexations. Il mourut si pauvre , que l'état fut obligé de faire les frais de ses funérailles, et de pourvoir à la subsistance de sa famille. ; Pausanias continuait sa trame , et tenait une ^.p^,!"^^;} conduite qui invitait à prendre des mesures ^*""'*'*'contre lui , et qui le fit rappeler. Il parut pourtant se justifier : on n'eut pas au moins des preuves assez fortes de sa trahison; et il prit sur lui de retourner à By zance , sans l'aveu de la république. Il est fort étrange que cet homme , qui voulait livrer les Grecs, n'imaginât pas d'en gagner la
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confiance , et qu'il parût au contraire s'appliquer à se rendre suspect et odieux. Il fit naître enfin des soupçons si violèns, que les éphores le citèrent pour la Seconde fois ; et à son arrrivée il fut mis en prison.
Cependant les preuves n'étaient pas suffisantes , et on l'avait même élargi , lorsqu'un de ses esclaves a|>porta aux éphores une lettre dont son maître l'avait chargé pour Artabaze. Cet esclave l'avait ouverte, parce que, ne voyant point revenir ceux qui en avaient porté avant lui, il soupçonna que ce message pouvait lui étFe funeste : il vit ien effet qu'Artabaie et Pausanias, pour ne laKser aucune trace de leurs pratiques secrètes, faisaient mourir les courriers qu'ils s'envoyaient réciproquement. ' Pausanias , convaincu, chercha un asile dans le temple de Minerve , d'où l'on ne pouvait le tirer de force , sans violer la sainteté du lieu. Mais on mura la porte , et on dit que sa mère même posa la première pierre.
Thimiâtocie . Thémistoclc était alors à Areos. Il avait été banni
accuse d'aToir *-'
kûn^n deVwIÎI par la faction de ses ennemis , au nombre desquels ^icourdrpl^se. il uc faut pds mettre Aristide , qui n'a jamais été l'ennemi des citoyens utiles , et qui aussi n'eut point de part à ce bannissements II est certain que Pausanias , comptant sur le ressentiment de Thémistocle , s'était ouvert à lui , et l'avait sollicité d'entrer dans ses projets : on en trouva la preuve dans ses papiers. Cependant Thémistocle
avait toujours rejeté cette proposition. Il était trop ambitieux pour vouloir être l'instrument d'un autre , et trop prudent pour se compromettre dans une entrejMÎse aussi mal con^rt^. Son seul tort était d'avoir gardé le secret de Pailsanias : sans doute il ne crut pas devoir être le délateur d'un homme qui courait à sa perte.
Quoi qu'il en soit , les Lacédémoniens saisirent cette occasion pour se venger de Thémistocle, qui leur était odieux ; et les Athéniens le condamnèrent sans l'avoir entendu. Forcé à fiiir, ne trouvant de sûreté nulle part , il se retira chez Admète , roi des Molosses , qu'il avait offensé quelque temps auparavant. Ce prince néanmoins , touché du sort de ce grand homme , le reçut avetî générosité , et le refusa aux députés d'Athènes et de Sparte. Mais , parce que ces républiques menaçaient Admète de leurs armes , s'il ne le livrait pas , Thémistocle , dans la nécessité de chercher un autre asile , osa se retirer en Perse , où sa tête avait été mise à prix : ne pouvant échapper aux Athéniens , qui étaient implacables , qu'en se livrant à un ennemi qui pouvait être généreux. Ce coup, de désespoir lui réussit. Il jouit à la cour de Perse de la plus grande considération , et le roi le combla de biens.
C'est à peu près vers ce temps que Xerxès fut pR^'«i»»io» «»^ assassiné par deux de ses favoris , Artabane , capitaine de ses gardes , et Mithridate , un de ses eunuques et son grand chambellan. Après avoir
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commis ce crime , ces deux scélérats vont chez Artaxerxe , troisième fils de Xerxès. Ils lui disent que Darius, son frère aîné, impatient de régner , vient d'ôter la vie à son père. Ils l'excitent à la vengeance, et Artaxerxe égorge Darius.
Hystaspe était le second fils de Xerxès , et la couronne lui appartenait : mais il se trouvait alors dans la Bactriane , dont il était gouverneur. D'ailleurs Artabane aima mieux la donner à Artaxerxe : ce prince étant plus jeune , il jUgea qu'il serait plus facile de la lui enlever. Il se trompa. Ses desseins furent découveits , et il périt par la main même de celui qu'il avait couronné. Artaxerxe Longuemain , c'est ainsi qu'on le nomme , défit l'armée des fils d' Artabane , celle de son frère , et soumit tout l'empire. On ne peut pas assurer si cette révolution est antérieure ou postérieure à la retraite de Thémistocle.
oZn!""^ ^* Athènes , qui avait perdu ce grand hommç , avait réparé cette perte. Cimon , qui commandait ses armées , après avoir chassé les Perses de plusieurs villes de la Thrace , et d'une grande partie de l'Asie
j/2**°**^*"' mineure, défit leur flotte près de l'embouchure du fleuve Eurymédon ; et , ayant aussitôt fait une descente , il triompha le même jour de leur armée de terre. Après cette double victoire , il alla audevant de quatre - vingts vaisseaux phéniciens , qu'il prit ou coula à fond. Thémistocle mourut dans ces circonstances , lorsque le roi de Perse
songeait à l'opi>oser à Cîmon. On a dit qu'il s'empoisohna , ne voulant ni servir contre sa patrie , ni manquer à un prince qui avait^ant de droits à STa reconnaissâtnce.
L'année qui suivit les grands succès de Cimon , u^, J.^*"'" ^^ la Laconie essuya un tremblement de terre qui fit périr vingt mille hommes ; et les Ilotes, saisissant cette occasion , se soulevèrent contre Sparte, qui ,.^^ "*'''"* demanda des secours aux Athéniens.
Ephialte voulait qu'on laissât succomber cette république, représentant qu'elle était et serait toujours, par sa constitution, l'ennemied'Athènes. Cimon , admirateur des vertus des Spartiates , 'fut d'un avis contraire, et l'emporta. Chargé de cette expédition, il marcha, et soumit les révoltés. Cependant une partie des Ilotes s'étant retirée et fortifiée dans Ithome , les Spartiates le rappelèrent une seconde fois, et s'en repentirent aussitôt. Ayant , cjuoique sans fondement , soupçonné les Athéniens d'être d'intelligence avec ces esclaves , ils renvoyèrent Cimon sous divers prétextes.
S'il y eut jamais une guerre juste , c'est certainement celle qu'entreprirent les Ilotes; et les Athéniens pouvaient refiiser leurs secours aux Spartiates, sans qu'on put leur en faire aucun reproche. Mais on était dans l'usage de dire que Sparte et Athènes étaient les deux yeux ou les deux bras de la Grèce. D'où l'on concluait que , permettre la ruine de l'une de ces deux répu-
C«racière de CimoB»
P^ricles,
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bliques , ce serait se crever un œil , ou se couper im bras.
Cimon jouiiftait d'une.considération qu'il devait à ses vertus autant qu'à ses succès. La fortune joignit à ces avantages l'éclat des richesses , eit ce f ut pour lui un titre de plus à l'estime publique : car ses biens , ainsi que ses talens , étaient à sa patrie. Né avec ime âme généreuse, il se fit toujours un devoir d'embellir Athènes, et de donner des secours aux citoyens qui étaient dans le besoin. Cependant il se formait un parti contre lui , et Périclès en était le chçf.
rkleV.'^" **• Éloquent , adroit et £aux , si Périclès avait des talens pour gouverner la république , il en avait encore plus pour séduire le peuple. Déterminé à sacrifier tout à son ambition , son zèle pour le bien public ne fut.qu'un masque qu'il leva dès qu'il ne sentit plus le besoin de se déguiser. N'étant pas assez riche pour égaler la magnificence de Cimon, il s'avisa d'être prodigue des deniers de l'état ; et il fit accorder des rétrih^utions au peuple , pour assister aux spectacles et aux jugemens. Bientôt les Athéniens nfe s'occupèrent que de jugemens et de jeux ; laissant toute l'autorité entre les mains de Périclès , qui devint d'autant plus puissant , qu'il avilit la magistrature, et enleva à l'aréopage la connaissance des principales affaires.
Exiideciinoi. Cimou uc cessa de crier contre ces abus, et il fut banni. On prit pour prétexte qu'il favorisait les
Lacédémo Chiens. A peine fut-il éloigné, qu'Athènes aîciAr1^"'"a rompit avec Sparte , et s'allia avec les Aipens et les Ip7rîîate,. ""^ Thessaliens, ennemis dédarés decetterépublique. Bientôt presque toutes les viltes de la Grèce furent en armes.
Cimon se rendit à l'armée , quoique le temps de "» wmdcf.iu. son exil ne fut pas expiré , et 00 le força à se retirer. Alors cent de ses compagnons , qu'on accusait comme lui d'être favorables à l'ennemi , formèrent un corps séparé , et se précipitèrent sur les Lacédémoniens. Accablés^ par le nombre, ils périrent tous. Les Athéniens furent sans doute honteux de les avoir soupçonnés; et, un inoment après , ils le furent encore de la perte de la bataille. *
L'année même de Texil ^de Cimon , Inarus , 4«o. prince des Libyens , souleva l'Egypte contre Ar- dinem^«'îj! taxerxe ; et les Athéniens envoyèrent au secours STi^r^ffi!'' des révoltés une flotte qu'ils avaient alors à l'île de Chypre. Les Perses , dé&its sur terre et sur mer, se retirèrent dans Memphis ; et les vainqueurs , qui les poiursuivirent , se rendîfrent maîtres d'une partie de la ville. Mais une nouvelle armée, qu'envoya Artaxerxe , défit Inarus : les Athéniens se retirèrent après avoir fait de grandes pertes , et l'Egypte fîit soumise.
Cette guerre durait encore lorsque Cimon fut „^pp**'**^'" rappelé après cinq ans d'exil. Les revers qu'on éprouvait en Egypte et la crainte d'une irruption
de la part des Spartiates , firent sentir combien ce citoyen était nécessaire, et Périclès dressa luimême le décret de son rappel. 11 prévit sans doute que Cimon s'éloignerait bientôt , parce que c'était de tous les généraux le plus capable de commander les flottes de la république. .
45o. En effet , dès que Cimon eut conclu une trêve
de cinq ans avec Sparte , il mit à la voile avec fJlTam ".^ deux cents vaisseaux. Les Perses en avaient alors trois cents dans les mers de Chypre. Il les attaqua : il leur en enleva cent ; il en coula plusieurs à fond. Il fît ensuite une descente sur les côtes de la Cilicie , où il défit Mégabyse , qui était à la tête de trois cent mille hommes. Enfin , il vint mettre le siège devant Citiuni , la plus forte place de l'île de Chypre.
v^ *clîn!S ïï ^^^^ ^^ moment de se rendre maître de toute t^ditions , « cette île ^ lorsqu'Artaxerxe jugea que là paix pou-
meurt. ^
vait seule aiTêter les progrès des Athéniens. Il ordonna donc à ses généraux de la faire à quelque 449. prix que ce fut , et Cimon en dicta les conditions. Les principaux articles du traité furent que toutes les villes grecques de l'Asie seraient libres ; que les armées des Perses ne pourraient approcher des côtes, et que leurs vaisseaux de guerre n'entreraient point dans les mers , depuis le Pont-Euxin jusqu'aux côtes de la Pamphylie,
On travaillait encore à la conclusion du traité , lorsque Cimon mourut. On cacha sa mort comme
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ilTavait ordonné , et son nom reconduisit la flotte dans le port d'Athènes*