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CHAPITRE IV

Considétations sur les Perses et sur les Grecs4

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Depuis le brûlement de Sardes par les Athé mens jusqu'à la paix de Cimon , il s'est écoulé plus de cinquante ans. Dans cet intervalle les Grecs^ parce qu'ils sont unis , forment une puissance for* midabie ; et les avantages qu'ils remportent paraissent à peine vraisemblables. C'est, Monseigneur, qtt'un empire est puissant par la manière dont il est gouverné , plutôt que par le nombre des provinces. En Grèce, les peuples étaient libres : chaque ville , à l'abri des vexations , jouissait de ses biens comme de sa liberté. Le mérite seul élevait aux emplois, et le talent de commander était le seul titre au commandement. Voilà pourquoi Athènes, qui proscrit les grands hommes, en retrouve toujours. Elle les craint : mais elle les considère , et son estime les reproduit*

Dans un empire formé, comme la Perse, d'un , c»wes de u débris de provinces, les peuples asservis par la terreur se font une habitude de la servitude. Accoutumés aux vexations , ils les souffrent comme des fléaux nécessaires. lU.ne sont pas citoyens :

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