CHAPITRE V
Jusqu'à la mort de Përidès.
Depuis vingt ans , ou environ , Périclès avait „^""i^*,J^;: la plus grande influence dans les affaires , lors- S. pViicu*.'''''" que la mort de Cimon le laissa en quelque sorte maître du gouvernement. Tout dans ce concurrent était un obstacle à son ambition , le nom , les ricbesaes y le crédit , les grands succès , la probité et les lumières. U trouvait en lui un bomme éclairé qui pouvait pénétrai ses desseins, un bomme de talent qui pouvait les déconcerier ; et il était forcé à garder au moins 4e^ ménagemços. La mort de Cimon lui permit d'aller à ses ficis plus ouvertement et plus rapidement. . .
On opposa Tbucydide à Périclès. Thucydide Tfc.^j.j'pfj; était benunfrèce de Cimon. Il avait une grande "''^*
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réputation de prudence et de probité : il était versé dans les lois , et il paraissait propre à manier les esprits , et à prendre de l'autorité dans les assemblées. Il soutint les intérêts de la noblesse, qui l'avait élevé; mais Périclès s'appliqua de plus en plus à plaire au peuple , se montrant complaisant, et donnant souvent des fêtes. p<rieu« flatte Eu flattant les Athéniens , on était sûr de les yîîSu'p»"'!!^ conduire; et, de toutes les flatteries, celle qui bîiqne. * ' ''"" cxagérdit à leurs yeux la puissance de la republique , était celle qui les séduisait davantage. Périclès songea donc à faire montre de lem* puissance.
Dans cette vue ^ il fit un décret , par lequel on avertit tous les Grecs de l'Europe et de l'Asie, d'envoyer à Athènes leurs députés pour y délibérer sur les intérêts généraux de la Grèce; et aussitôt on nomma des ambassadeurs qui allèrent signifier ce décret à toutes les villes.
Par cette seule démarche , les Athéniens se regardaient comme les maîtres ; et ils croyaient déjà voir arriver les députés , pour prendre et reporter leurs ordres. Il est vrai que si les villes en avaient envoyé, elles auraient reconnu la supériorité qu'Athènes s'arrogeait. Mais elles ne firent aucune attentioq à l'invitation qui leur était faite.
Il me semble que Périclès n'aurait dû Éadre une pareille tentative qu'après en afoir assuré le
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succès. Il s'était compromis ; et ce fut sans doute pour faire oublier cette fausse démcHPcbe , qu'il se hâta de montrer dans toutes les mers les flottes de la république. En effet , il revint après toutes ses courses , comme s'il eût triomphé des Barbares et des Grecs auxquels il s'était fait voir.
Les Athéniens, qui crurent avoir pris possession u* Aih6M«n5
' '• * * fonl des projets
de l'empire de la iper, eurent la plus haute idée {;", "»•»»*de leur puissance. Ils ne formèrent plus que des projets de conquêtes; et, sans sortir de la place publique , ils subjuguaient l'Egypte , la Sicile , la grande Grèce , et toutes les provinces qui paraissaient à leur bienséance.
Périclès, il est vrai, n'approuvait pas ces projets : il n'avait garde de s'engager dans des entreprises où il aurait échoué; S'il donnait aux Athéniens une grande confiance en leurs forces , c'est uniquement parce qu'il les voulait flatter. Il savait bien cpi'ils ne prendraient point de résolutions sans lui; et il leur permettait, comme un amusement, des conquêtes en idée , dont il recueillait toute la gloire , parce qu'il paraissait à leurs yeux capable de les faire. Il ne lui fallait que de l'ostentation pour être l'homme de la république, comme Cimon l'avait été avec des victoires.
Cependant les habitans de l'île d'Eubée et de ^Goem.fuînr
r d ane Irève pour
Mégare se soulèvent, et se donnent aux Spar- ^•"* tiates, qui font une invasion dans l'Attique. Mais cette guerre est presque aussitôt terminée par une
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trêve conclue pour trente ans entre Athènes et Lacédémone.
p<rîciè.d!Mipe Pendant b paix, Périclès embellit la ville,
les finances. ' ' '
donna des spectacles et entretint une flotte. Ainsi les Athéniens s'occupèrent de ieur puissance parmi les £êtes et les jeux. Jamais Athènes n'avait paru si florissante , et c'était l'ouvra^ de Péridès. Tout célébrait ce citoyen : les artistes, les poètes, les orateurs , les édifices mêmes.
tiieÎ!Bni"*om« Cependant les finances étaient dissipées. Thucydice et ceux de sa faction ne se lassaient point de le représenter, Périclès fit cesser ces murmures. Trouvez- vous, demanda4-il en pleine assemblée, que j'aie trop dissipé? Beaucoup trop, répondit le peuple tout d'une veix. Eh bien! repartit Périclès, ce sera donc à mes dépens; mats aussi je ne mettrai que mon nom à la dédicace des ou«vrages. Aussitôt on s'écria qu'il pouvait prendre au trésor tout ce qu'il jugerait nécessaire ; on rtnvita même à ne rien é|>argner.
Ne trouvant donc plus d'obetacle , il se saisît du trésor oommun de la Grèce ; et il dissipa tous les ans en ^>ectacles et en édifices plus de six cents talens, tandis que Cimon n'en avait employé que soixante pour faire la guerre aux Barbares. «n'^u^AÎbél Devenu supérieur à toutes les factions , il fit "esaffaibî.x ** baunir Thucydide. Alors il ménagea moins le peuple , et fin roi , Ml titre près. U envoyait des colonies en «hffiérens endroits, sous prétexte que
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l'Attique ne pouYàit suffire à toiis ses habîtans , et que d'ailleurs les colonies qu'il établissait chez les alliés , étaient propres à les retenir dans le devoir. Il avait encore une raison qu'il ne disait pas : c'est qu'il voulait éloigner les citoyens qui pouvaient hn ^e contraires C'est ainsi que^ pour dominer sur sa patrie , il ra£(aâ]iis6ait par toutes sortes de moyens , et qu'il en avançait la ruine.
Cependant les alliés se plaignaient <|ue les contri- ^fVy^tusill butions, destinées à la défense commune, fussent *"' '* employées à donner des spectacles aux Athéniens , et à décorer leur ville. A quoi Péridès répondait que la république n'avait point de^ccNaapte à leur rendre ; que , s'élant engagée à les défendre , il lui suffisait d'avoir satisfait k cet engagement; qu'eu v œémes ils s'acquittaient d'une dette, en payant les taxes auxquelles ils avaient été imposés ; qu'ayant payé, lessonanes qui avaient étédélivrées n'étaient plus à eux ; qu'elles appartenaient à la république , -qui , a{»rès en avoir employé une partie à la défense commune, pouvait faire du reste l'usage qu'elle jugeait convenable, et qu'enfin les deniers publics n'étaient pas destinés uniquement à soudoyer des soldats^ mais encore à fûre subsister une infinité de citoyens , qui n'avaient pour vivre que leur travail et leur industrie.
Il suffisait de répondre à Périclès , que , quoique p|;^*,;^î2[^î; les firais dt la g»erre ne fussent pas augmentés, l^r^mbûlie'^ il avait porté jusqa'4 treize cents talens les taxes «"«'*'* ^*''
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qu'Aristide avait fixées à quatre cent soixante. D'ailleurs, en contribuant, ce n'est pas une dette que les alliés payaient : c'est un dépôt qu'ils remettaient entre les mains des Âthéniehs , ^t ils . avaient toujours droit de s'en faire rendre compte. Périclès, qui savait sans doute que ses raisonnemens étaient mauvais , savait aussi qu'ils seraient goûtés du peuple d'Athènes. Il s'inquiétait peu * des alliés, qui, ayant presque perdu l'usage des armes, lui offraient, s'ils se soulevaient, des conquêtes faciles, et par conséquent une occasion de persuader aux Athéniens qu'ils avaient encore toute la supériorité.
Il est vrai que la république, puissante uni* quement par les subsides qu'elle tirait de ses alliés , tombait tout à coup , si , en les tjrrannisant , elle les forçait à secouer le joug. Mais cette révolution pouvait n'arriver qu'après Périclès. On peut juger à sa conduite qu'il ne s'en jEaisait pas un objet d'inquiétude , et qu'il lui suffisait que 1^ temps florissans d'Athènes durassent autant que lui.
44i. Après six ans de paix , Périclès arma pour les
nSwf'ioM^I; Milésiens contre les habitans de Samos. Ceux-ci ÇDÎ"yTc*GÎ! furent domptés, et passèrent sous la domination d'Athènes. Une autre guerre s'étant élevée entre les Corcyréens et les Corinthiens, ces deux peuples, les plus puissans sur mer après 1m Athéniens , recherchèrent chacun l'alliance de lalrépubUque.
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Athènes , qui crut avoir trouvé roccasion de les affaiblir Tun par Tautre , prit les armes , et se proposa de faire durer leur querelle. Cependant il n'était pas vraisemblable que toute la Grèce pût voir indifféremment la ruine de G>rcyre ou de Corinthe. La guerre pouvait donc devenir générale, et c'est ce qu*il fallait empêcher.
Les Athéniens rompaient la trêve , s'ils armaient contre les Corinthiens, parce que Corinthe avait été comprise dans le traité conclu entre Athènes et Lacédémone. Ils ne la rompaient pas, s'ils armaient contre les Corcyréens, qui, lors du traité , n'avaient pris aucun parti. Or il leur importait de ne la pas rompre , s'ils voulaient ne pas attirer sur eux toutes les forces du Péloponèse.
Ils avaient été puissans pendant la guerre contre les Perses , parce qu'alors l'empire de la mer donnait celui de la terre. Ce n'était plus la même chose depuis que la Perse cessait de former des entreprises sur la Grèce; et Athènes, dont Sparte devenait alors l'ennemie déclarée , devait penser à se fortifier dans le contiment , où elle était faible au point que l'Attique n'était point à l'abri d'une invasion.
£n s'alliant des Corinthiens, qui avaient euxmêmes beaucoup d'alUés dans le Péloponèse , elle acquérait des forces contre les Lacédémoniens , et d'ailleurs elle leur ôtaiwtout prétexte d'armer contre elle. C'est aussi la résolution qu'elle prit
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dans la première assemblée où la chose Ait mise j U5 ans «Tant en délU>ération. Mais , dans la seconde , elle s'allia des Ck>rcyréens, jugeant leur île favorable aux projets qu'elle fonnait sur la Sicile et sur l'Italie. Il parait encore qu'en cette occasion , elle suivit les impressions que Périclès lui donnait.
Cependant elle ne fit d'abord qu'une ligue dé- . fensive. Elle aurait voulu ne pas déclarer la guerre aux Corinthiens ; et elle fut forcée k la déclarer , lorsque ceux-ci , vaincus ^ans un combat naval , eurent soulevé Potidée , une de leurs colonies dans la Macédoine , et alors tributaire d'Athènes. Cette diversion ne permit plus de garder aucune mesure. On arma ouvertement de part et d'autre. 11 y eut une action près de Potidée , où Socrate et Âlcibiade se distinguèrent; et les Athéniens , qui eurent l'avantage, assiégèrent ^cette ville, ligK'îilîilT Alors les Corinthiens et leurs alliés députèrent à Lacédémone, et se plaignirent des Athéniens , comme infi'acteurs de la paix. D'autres peuples portèrent encore des plaintes contre eux ; et les . Spartiates, qui saisirent cette occasion d'humilier Athènes , formèrent ime ligue d'autant plus puissante , qu'ib parurent armer pour la liberté de la Grèce.
•ouu ll^ilîm^ Périclès aurait votdu ne pas s'engager dans une Sp côrapli'dîl guerre avec Sparte. Mais il y était entraîné par le» afïaires qu'on lui sus<ikait. Ses ennemis avaient appelé en jugement les personnes qui lui étaient
forces dé ëUienl
ARCIEHNE. %OJ
les plus chères , Phidias , Aspasie , Anaxagore. Ces dénonciations ayant été bien reçues du peuple , ils l'avaient accusé luMneme de rapines et de concussion , et on Tenait de porter un décret pour lui faire rendre ses comptes.
Il songeait à les rendre^ lorsque Alcibiade dit qu'il ferait mieux de songer à ne les rendre pas ; et cette plaisanterie fîit ui> conseil qu'il suivit. Il cessa donc de s'opposer à une guerfe qui pouvait distraire les Athéniens^ et qui, le rendant nécessaire plus que jamais , devait faire oublier le passé.
On se prépara de part et d'autre , et tout liit $pi," en mouvement. Le plus grand nombre des villes ur^TktlkLl penchaient pour les Lacédémoniens, qu'elles regardaient connue les défenseurs de la liberté : les Athéniens s'étaient rendus odieux , et on craignait jusqu'à leur alliance, qui dégénérait de leur part en tyrannie»
Dans cette disposition des eeprits , les peuples du continent se déclarèrent 1q plupart pour Sparte^ qui les pouvait protéger ; ceux des îles , et les Grecs de l'Asie mineure , restèrent attachés aux Athéniens , moins par inclination que par impuissance. Les flottes, qui ne cessaient de les menacer, ne leur permettaient pas de secouer le joug. Ainsi les forces de Lacédémone étaient sur terre , et celles d'Athènes sur mer s pai' où on peut juger que ces deux républiques se feront réciproque-
ment beaucoup de mal, avant d'en pouvoir venir à une action décisive* unAlh/oîeni I-.estroupesdesLacédéinonienset cellesde leurs dfrmiô?.? " alliés s^étaient rendus à l'isthjne de Corinthe : elles . formaient une armée de soixante mille hommes , et elles menaçaient PAttique, qui leur était ouverte. Archidame , roi de Sparte , qui les commandait, s'arrêta , et eijvoya un héraut aux Athéniens, dans J'espérance de trouver quelque moyen de conciliation. Mais on- refusa d'entendre ce héraut* On ne lui permit pas même d'entrer dans la ville; et on lui fit dire qu'on ne traiterait avec Sparte , que lorsqu'elle aurait mis bas les armes. C'est Périclès qui dicta celte réponse au peuple.
A cette démarche , on jugeait ^ne devoir rien craindre pour les Athéniens, et on croirait déjà les voir marcher à l'ennemi. Cependant ils se sont renfermés dans la ville, avec tous leurs effets. On ravage leurs terres : on enlève leurs moissons : on brûle leurs makons , on les brave jusque dans les murs d'Athènes, et ils ne sortent point.
Il suffisait sans doute à Pêriclès qu'Athènes né pérît pas. Sa politique était de traîner la guerre en longueur pour consumer les forces de l'ennemi : il se flattait, avec fondement, que la flottfe ferait une puissante diversion, et que le ravage qu'elle porterait sur les cotes du Péloponèse forcerait les peuples ligués à se séparer, et à courir chacun à la défense de leur propre pays.
En effet c'est ce qui arriva. Cependant , forcer les ennemis à se retirer, sans leur ôter la possi->> bilité de revenir, ce n'était pas les vaincre. Une pareille guerre était ruineuse pour Athènes, comme pour eux ; et il est évident que dès que cette république ne pouvait se défendre que par des diversioim, elle ne pouvait que retarder sa perte. Périclès seul trouvait son avantage dans une guerre défensive^, parce qu'elle lui laissait la liberté de s'engager plus ou moins , suivant les circonstances.
Il eut bien de la peine à empêcher les Athéniens de sortir ; ils voulaient qu'on les menât à l'ennemi. Ce peuple, qui, fier de ses succès, croyait ne devoir armer que pour de grandes entreprises, ne pouvait voir de dedans ses murs le dévastement de ses terres. Il fallait d'ailleurs des actions d'éclat; et c'est par-là qu'il devait ouvrir la campagne ^ s'il voulait imposer à la Grèce , et rompre les mesures de Sparte. Ainsi cette guerre était tout à la fois contraire au caractère et aux intérêts des Athéniens.
Leur armée de terre pouvait être de trente mille hommes. Cimon l'eût vraisemblablement trouvée assez forte poiu* tenir la camjpagne. Il eût déconcerté la lenteur des Spartiates , qui perdaient beaucoup de temps à délibérer. Les alliés se plaignaient déjà de cette lenteur; et il ne fallait peut-être qu'une démarche subite et hardie pour les dégoûter de l'alliance de Lacédémone. On pouvait
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au moins semer la division parmi eux , et dès lors la ligue n'était plus aussi formidable qu'elle le paraissait.
La seconde campagne se passa comme la première. Athènes parut sur terre sans défense contre Sparte , comme Sparte fut sur mer sans défense contre Athènes. L'Attique fut donc encor^ dévastée, et les flottes firent une nouvelle diversion sur les côtes du Péloponèse.
ôi^îr^m/nTs! ^ campagne finit : mais une contagion, telle hjji.oo . p^n- q^'^jj jj»çj^ ai\2dt point vu encore, désolait la ville et la flotte. Le courage des Athéniens succomba sous ce nouveau fléau : ils commencèrent à mmmurer contre Pérklès ; ils députèrent à Lacédémone pour obtenir la paix , à quelque prix que ce fut ; et ils ne l'obtinrent pas.
Se voyant alors sans ressource , ils s'aban- • donnent au désespoir. La vue seule de Périclès
les révolte : ils le regardent comme l'auteur des maux qu'ils souffrent ; ils lui ôtent toute administration ; ils le condamnent à une amende. u.Aih<oiena Opendaut les Spartiates sonc^eaient k s'allier
font nonrir de» i i O
îTe**ui'^p.rti«- d'Artaxerxe. S'ils en obtenaient des vaisseaux , ils i°fem. défendaient leurs côtes. Capables alors de balancer siu* mer la puissance d'Athènes , ils agissaient sur terre avec plus de vigueur. Il est vrai que cette démarche était d'un augure funeste pour tous les Grecs. Dès qu'ils invitaient les Barbares à prendre part k leurs querelles , ils préparaient leur ruine :
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et néanmoins ce sont les Spartiates qui , les premiers , ouvraient la Grèce aux Barbares. , Les ambassadeurs , partis de Lacédémone sur la fin de la seconde campagne , prirent leur route par la Thrace, dans Fespérance de détacher de l'alliance d'Athènes Sitalcès , roi des Odrysiens. Cette premièfe négociation ne leur réussit pas. Ils furent livrés aux Athéniens , qui, les traitant comme perturbateurs du repos public , les firent mourir. C'est ainsi que les Spartiates en usaient eux-mêmes en pareille occasion. Cette conduite prouve que les Grecs étaient encore baii>are8 à certains égards.
Pour avoir enlevé l'autorité à Périclès, les Athé* H* ^^Hf"'*** niens n'en fiu'ent pas mieux gouvernés. Les fac* ïiiiJSÎL"'*** tions, qu'il était seul capable de réprimer, occa* sionèrent de nouveaux désordres , dont il ne paraissait pas l'auteur. D'ailleurs on l'avait puni , et par conséquent le ressentiment n'était plus le même. On l'invita donc à reprendre les rênes du gouvernement , et il les reprit : mais il mourut de 4,9 la peste quelques mois après*
d'Athènes.