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4o2 HISTOIRE
commeni on ^c Bdécanisûie de la versification, lorscm'ii était Jl?în«"r di^ cotamun k tous les genres , avait surtout contride science., jj^e à ics confondrc tous lavtc la poésie. On ne ks confondit phis , lorsque quelques écrivains eurent renoncé à oe mécanisme ; et , comme on distingua l'art d'écrire «en fftose de l'art d'écrire €ta vers , on distiaigaa aussi les >dif¥érens genres dams lesquels on écrivait.
Mais on n'apprit à £»re -ces distinctions , q^re lorsqu'on eut des écrivains dans chaque genre. Or les poètes ne pensèrent pas d'abord à distinguer de^ poèmes de différentes espèces. Ils ne pensèrent qu'à plafire ; et , chacun «employ ant k cet éffiet des moyens différens , suivant ses talens et 'son génie , ils créèrent, sans l'avoir projeté, ces espèces qu'on ne connaissait pas avant eux , et que leurs écants, •qui co devinrent les modèles, apprirent à distintguer. De même les i^ilosophes n'imaginèrent pas de classer les olqets de la nature , afin de les ^étudiier avec p\as d'ordre : ils étudièreirt partîu- •riosîté^ et, chacun se portant naturellement à des études différentes, ils distinguèrent peu à peu -plusiem^Miences, etMHi les distingua d'après eux. ppnr^ooî Voitt voyez que ces distinctions ont été faites
ces distinctiont «^ *■
t««ws. '*^^"" ««fis plan , comme par hasard , et que par conséquent, elles ne peuvent manquer d'être fort déiisctneuses. On les adoptera cependant, parce quk»vne connaîtra rien de mieux , et bientôt on ne se permettra plus de les examiner. Mais, parce
qu^il ne sera pas possible de s'^n faire des idées précises , on disputera sur l'essence de chaque poëme , sur l'objet de chaque science : on élèvera des questions frivoles , des disputes de mots ; et les soîenoes seront long-tenq>s arant d'être véri«tabl^œnt sciences, c'est-à-dire avant d'être des corps systématiqties d'observatiocis et de raisonnemens.