CHAPITRE XXIII
De Zenon on des stoïciens.
* Depuis Socrate. la Grèce est toujours plus coauntnties
*^ ' ' •» 1 philosophes ont
agitée. C'est un théâtre qui s'ouvre à tous les S^ri^VuuJ: genres d'ambition, et il est même difficile d'y x^n^mUll!' être spectateur impunément. Les successeurs de Tii. 33
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ce philosophe se disputent Tempire de Fesprit , et ils combattent encore, lorsque ceux d'Alexandre se rayissent tour à tour l'empire des armes. Cette contrée est tout k ia fois livrée aux orateurs, aux sophistes, aux philosophes et aux soldats.
Il n'y avait pkas de patrie. Ce temps .^ait passé, où l'on cherdiait le bonheur sur les traces des Miltiade, des Thémistode, des Ajristide, etc. Oi y voulait arriver sans être choyen; ^ toutes I0 écoles offiirent d'y conduire.
Opeiidant, après s'être éloignés des affians pour étudier les opmions, les meilleurs esppits cherchèrent le repos dans une vie obscure , persuadés qu'il fallait aussi peu se mêler des sed^s, que des dissensidns des républiques. En e£Fet s'ils 'gémissaient de ne pouvoir être citoyens , ils àe- .vaient ca*aindre ^ dcHremrphilosophes.
Un repos parfait parut donc l'état le >f4us ieureux : façon de penser , qui elle-même était un malheur auquel on avait été forcé par les circonstances. Mais les philosophes, qui pensent d'après leur siècle, lors même qu'ils se flattent de l'éclairer, crurent voir dans ce repos le fondement du bonheur, et ils dissertèrent sur les moyens de se le procurer.
La philosophie va donc prendre tme nouvelle fece, et cependant elle ne dira rien de nouveau. Ce sera toujours le même fond d'idées : il se rapportera seulement à un bonheur qu'on promet da-
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vantage , et dont on jouit moins que jamais. C'est à cela que. se réduit la révolution qu'il me reste à vous faire «onnattre. Le fanatisme d'une ÙLUSse *
sagesse, un masquç de vertu, une barbe et un bâton : voilà , dans l'âge .dont je vais vous parler , ce qui attira ces mêmes regards que vous avez vus se fixer auparavant sur Aristide et sur Thémistocle.
La plus légèrte considératîoui sur les facultés „f '**^,*2"ÎJ;de rhamme , suffit pcHir dissiper ce Êintôme de uan^îSiu^ bonheur, que les philosophes croyaient trouver lians une tranquillité parfaite^ Nous avons des besoins. De ces besoins , naissent nécessairement des craintes et des désirs. De ces craintes et de ces désirs , naît également la nécessité d'agir : heureux, si nos actions sont dans l'ordre de nos devoirs ; malheureux , si elles s'en écartent. Nous enlever, comme Pyrrhon, nos craintes et nos désirs , c'est nous anéaatir* Aussi ce plûlosofihe iXHiséquent disailril que la vie et la mort ne sont qu'une même chose ; et lorsqu'on kû demaxMlait pourquoi il ne mourait pas : précîsàaient , répondait41, parce que la vie et la mort ne sont qu'ime même diose. Il répondait avec» esprit, ^et œla passait pour de la philosophie.
Deux autres philosophes entreprirent aussi de 2<««ietE««i montrer la route do faonhenr , et furent également r;;;;„îîlî„***'* de mauvais guides. Ils fl<Missaient , ainsi que Pyr- kA^ ** rhosi^ plus â^ qu'eux, trois ceats ans avant L C
tranquilUtl par
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Avec un caractère opposé, ife cherchèrent une tranquillité parfaite par des moyens dififérens. D'un tempérament mélancolique et d'u^e imagination forte y Zenon de Citium y ville de Chypre, se fit des prkicipes sublimes , mais tristes et sévères; tandis qu'Épicure , doux et sociable, parut ne donner que des leçons de volupté. L'un se ' pliait aux mœurs du temps, et devait plaire par cette raison : l'autre les choquait ouvertement , et devait étonner et plaire encore. Tous deux se firent un grand nombre de sectateurs, et fondèrent des sectes toujours jalouses et toujours ennemies.
^!r!!rfoîiîî; Zénon eut pour maîtres Cratès le Cynique, Stil- •n système, p^^ ^^ Dîodorc Çronus , de la secte mégarique, Xénocrate et Polémon , de l'Académie. Il s'appliqua d'abord à la dialectique , parce que c'était alors l'étude favorite des Grecs. Il entreprit ensuite de Êdre un système pour servir de fondement à une morale, dont les cyniques lui avaient donné les principes. Il fouilla pour cela dans toutes les sectes : il puisa surtout dans HéracUte et dans Platon; on peut dire encore qu'il dut beaucoup à Épicure; car on remarque des opinions qu'il parait n'avoir adoptées que parce qu'il les voulait combattre. Il enseigna dans un portique d'Athènes, d'où ses sectateurs ont été nommés stoïciens. «ur^rilSïîr* Avant tout, dit Zénon, était le chaos, et le monde n'est que le chaos débrouillé. U est formé
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de deux principes : Tun, actif, est une âme, qui agit en lui, qt qui le meut ; l'autre, passif, es£ la matière,* qui par elle-même est indifiërente k toutes sortes de formes. De ces deux principes, il résulte un seul tout, qui comprend l'miiyersalité des choses, et qui nage dans un espace immense. C'est un animal formé d'un corps et d'une âme , et cet animal est proprement Dieu.
L'âme de ce tout est l'éther, ce feu qui habite dans la région la plus élevée , dans la ciramférence des cieux , et qui de là se répand dans toute la nature. Le corps est cette matière grossière, qui, incapable de doni^r le mQjayement> e^ propre à le recevoir.
Cette âme n'est point hors de son corps , elle n'est point hors du monde. Elle est dans tout ce que nous voyons , et dans tout ce que nous ne voyons pas. C'est un premier principe' étemel et incorruptible , parce que rien ne se fait de rien , et que rien ne rentre dans le néant. Elle est partout, connaît tout, règle tout : unique source de toute activité et de toute perfection, elle est souverainement parfeite. *
D'abord enveloppée dans le chaos, elle ne l'a pas débrouillé par un acte libre de sa volonté;, mais , toujoui^s agissante par sa nature , elle a enfin, surmonté la résistance de la matière , et ce monde n'est que le résultat de l'action du principe actif sur le principe passif.
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Cette ame, ayant nécessairement toujours la n^rae activité, entretient Tordre qu'elle a une fois étaMi : eHe seule conserve tout.
Elle agit de toute éternité, et le chaos commence à se débrouiller. Elle continue d'agir, et le chaos se débrouille encore ; et , parce que son action est toujours la même, le monde enfin s'achève.
Son action est toujours relative à l'état des choses. Ce qui est produit dans un moment est déterminé par ce qui a été produit le moment précédent ; et ainsi de suite , en remontant jusqu'au premier développement du chaos.
Il y a donc dans le monde un enchainemenf de causes et d'eflfets. Par conséquent les choses à chaque instant sont ce qu'elles doivent être : elles ne sauraient être autrement qu'elles sont. Cet enchaînement est le destin à qui tout obéit; non->seulement la matière , mais encore cette âme qui est le principe actif de tout. Car Dieu ne peut rien faire que conséquemment à ce qu'il a déjà fait-
Le moilde ou Dieu , comme nous Favons dit , comprend tout ce qui existe dans Tespace. Il n'y a donc rien hors de lui qui ait le pouvoir de le nécessiter. Il agit uniquement par sa nature : il est sa nécessité à luinoiéme. C'est par là qu'il est libre.
Cette liberté s'étend à toutes le^ parties du
monde , et par conséquent à l'homme ; c:ar si le destin entraine celui qui résiste , il ne fiait que guider celui qui veut. L'homme obéit , semblable k un ammal qui, retenu par im cordon, suit parce qu'il le veut bien ; Ibais qui suivrait encore quand il ne le voudrait pas.
La matière est éternelle. £Ue ne croH , ni ne décroit ; puisque rien ne s^ £siit de rien , et que rien ne rentre dans le néant. Invariable dans son tout, dans son essence , elle change dans chaque partie', à chaque instant. £Ue est bornée, poîs^ qu'elle est circonscrite par un vide immense : mais ses plus petites parties sont divisibles à l'infini, et par conséquent susceptibles d'une infinité de formes différentes.
C'est de cette disposition ou changement que tout naît. Tout vient de Dieu , comme d'une semence qui contient tout. C'est une raison génératrice d'où sortent les quaitre élémens , la terre , l'eau ,* l'air et le feu.
Ces élémens se mêlent et se combinent d'une infinité de manières. Ce qui n'est plus dans un corps a passé dans un autre. C'est une circulation continuelle : mais^ pendant que chaque chose cesse d'être ce qu'elle était, la matière en général est toujours la même.
Au milieu de c^ révolutions , le feu , comme plus léger , se porte à la circonférence , d'où il reflue vers le centre, pénétrant tout, animant tout.
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Ce principe actif prend difSérens noms, suivant ' les différentes manières dont on le considère. Dans l'air , c'est Jupiter ; dans le feù , Yuleain ; dans la terre , ¥esta. On le nomme le monde ou ^ la nature, lorsqu'on vebt comprendre tout ce qm existe ; on le nomme destin ^ pour marquer plus particulièrement l'enchaînement des causes et des efietis; enfin il prend les noms des dieux , qui se multiplient sans nombre dans toutes les parties de l'univers ^ parce que cette âme , qui a dé velof^ le chaos y est partout.
Les astres sont doués d'mlelligence, puisqu'ils sont de feu ^ et que d'^ailleurs ils se meuvent régulièrement. Ce sont des dieux xpà connaissent Tavenir , et qui Tannonçent même par des signes certains ; car leur action est liée à tout , puisque tout est lié.
Le monde est sphérique , et là terre est au centre. Les exhalaisons de ce globe nourrissent le$ astres* Elles s'épuiseront, et, le feu consumant tout , le monde rentrera dans Jupiter. Alors ce dieu se reposera quelque temps en lui-même : il s'enveloppera dans ses propres pensées. Cependant , rendu à sa première activité , il développera une autre fois le^chaos. Ainsi le monde est né poinr pârir; il périra pour renaître , et ces révolutions se succéderont sans fin.
C'est ainsi , Monseigneur , que les stoïciens expliquent la génération des dioses. Voilà du
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moins le fona de leur. système. Vous y reconnaissez les primâpes que vous avez déjà vus ailleurs.
Zenon , comme je Fai dit , avait été disciple de J? u^h^ Cratès. Il en goûta la doctrine , et il ne fit guère tSu'^é^'*^' que transporter le cynisme du Cynosarge au Portique, n conserva même à peu près le vêtement de son maître. La principale différence qu'on a remarquée entre les cyniques et les stoïciens, est dans la fin qu'ils se proposent : encore est-elle assez subtile. Ceux-là , a-t-on dit , veulent aller au delà de la nature , et ceux-ci la veulent dompter.
Quoi qu'il en soit , Zenon ne se borna pas à la morale. Il était trop ambitieux de se faire un nom , pour ne pas s'essayer dans tous les genres. Il voulut donc , comme les autres , expliquer 1^ génération des choses ; et parmi les principes reçus, il choisit ceux qui pouvaient servir de base à sa morale.
Il dit que l'homme , étant composé d*un corps «Jï^^tu^ et d'une âme, est l'image de Dieu ; et cela n'est "^' pas étonnant, puisqu'il est évident qu'il a fait Dieu à l'image de l'homme.
Si notre corps est selon lui formé d'une matière grossière , l'âme est une portion de la divinité , une étincelle de ce feu céleste qui anime les astres.
Mais , parce que les fibres de notre corps ne résisteraient pas à l'action d'un principe aussi puissant , ce feu , en traversant l'air , se refiroidit
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un peu , et s'accommode par ce moyen à la £ûblesse de nos organes.
L'homme tient au tout dont il bit partie : il en suit les loi». Son âme , assujettie au destin comme Dieu , est libre comme lui. Car étant une portion de la divinité , elle agit uniquement par la nature qui lui est propre ; et elle est , comme Dieu , sa nécessité à elle-même.
Elle n'est donc pas libre en ce sens , qu'elle puise faire ou ne pas faire en sorte que ses actions soient absolument indifférentes. Elle Test en ce sens j qu'elle obéit volontairement au destin , auquel elle obéirait encore , quand elle ne le voudrait pas.
Il faut se soumettre à cette loi. Ce n'est pas à nous à faire des reproches à la nature. Il n'arrive que ce qui doit arriver. Par conséquent il est sage de souffrir ce que nous ne pouvons empêcher, et de suivre sans murmure le Dieu qui nous conduit , et qui conduit avec nous )« tout dont nous sommes partie.
rto^nîf* **•• Le caractère du sage est donc de tenir ^rDÎte* ment à ce tout. Le monde n'est pour lui qu'une cité, qu'une patrie, qu'une famille. Il ne se considère jamais à part. Quels que soient les événemens , rien ne lui manque , parce qu'il sait que tout tend à la perfection du tout. Au lieu de désirer que les choses se conforment à sa volonté , il d^-nande qu'elles arrivent comme elles arrivent^
et il est heureux. C'est ainsi qu'il vit selon Tordre du monde , selon la nature , selon Dieu , selon la vertu : car ce n'est là qu'une même chose exprimée difiGéremment.
En suivant ces principes , le sage ne considère le bien et le mal que relativement au tout. Ce qu'il trouve y être utile est bien ; ce qu'il trouverait y être inutile est mal.
Par conséquent le plaisir et la joie , la douleur et le chagrin ne sont* rien dans le vrai : car ces choses n'intéressent que l'individu , et ne font rien au tout.
Le plaisir et la joie sont tout au plus des accessoires du bien ; la douleur et le chagrin sont des accessoire^ du mal. Or 1^ sage ne s'occupe pas des accessoires. Sans désir et sans crainte , rien ne l'agite , rien ne l'inquiète , rien ne le trouble. Son bonheur est en lui : il n'attend de dehors ni peine ni plaisir. Il est impassible. ,
Vous voyez , Monseigneur , que ce système ne Jr^J^J^^^ conduit qu'à l'enthousiasme. Ce sont des principes qui ont de quoi nous étonner. Ils nous élèvent au-dessus de nous-mêmes ; et nous les trouvons magnifiques , parce qu'ils nous font plus grands à nos yeux. Zenon y conforma tout son extérieur. Il lui était plus facile d'avoir des apparences de cette sagesse sublime , que d'en avoir la réalité même ; les apparences lui suffisaient. Il pouvait même , sans hypocrisie , se donner pour
siastt.
ce sage , parce qu'il ponvait croire Tétre en efiict. Son imagination forte, son tempérament triste, les applaudissemens j les contradictions mêmes , tout l'amenait par degrés à jouer ce personnage , ex peut-être à le jouer de bonne foi.
Il faut convenir que cette idée chimérique du sage ' est capable d'élerer au-dessus du commun une âme forte et courageuse. On en a vu plus d'un exemple. Mais le faux de ces principes s'est montré sensiblement , surtout dans ceux qui , se disant stoïciens , n'ont conservé de leurs chefs que les grands mots , la démaixhe , le manteau , la barbe et le bâton. Cette secte a produit quelques grands hoilunes et beaucoup d'hypocrites.
Lorsque les stoïciens étaient pressés , ik avouaient qu'aucun mortel ne peut arriver à ce dernier degré de sagesse où ils plaçaient le bonheur ; et que le plus sage est seulement celui qui en approche de plus près , c'est-à-dire que le plus sage est celui qui approche le plus de l'état d'impassibiUté.
Mais si nous étions tout- à- fait impassibles , serions-nous donc capables d'un sentiment de bonheur? Pour être sensibles à la douleur, n'estce pas assez qu'elle soit un mal pour nous ? et, parce que nous nous dirons qu'elle n'est pas un mal pour le tout , sera-t-il en notre pouvoir d'y être insensibles ?
Teb sont les fondemens que les stoïciens ont
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cru \ievoir donner à, la morale des cynique». D'ailleurs tout est commun entre cesjleux sectes. Les maximes sont les mêmes , ou à peu près. Si elles sont outrées dans la bouche du cynique , elles sont firivoles et puériles dans celle du stoïcien. Le cynisme, se bornant à la morale , a du moins l'avantage de ne pas s'^^arer dans des principes de cosmogonie.
Zenon n'a pas mi^ux raisonné sur la logique. ^i^JâSSi?"* Il distingue deux parties dans cet art , la rhétorique et la dialectique. Il avait coutume de représenter la rhétorique par la main ouverte , parce qu'elle aime à s'étendre ; et la dialectique par la main fermée , parce qu'elle aime à resserrer les idées.
Il dit que toutes no& connaissances viennent des sens : mais il ne le dit que pour contredire Platon. D'ailleurs il n'avait aucune idée de ce principe. Il aurait mieux raisonné , s'il avait été capable de le connaître et d'en suivre les conséquences. Sa dialectique , comme celle des autres philosophes , n'était que l'art d'abuser des mots.
Les stoïciens ont été en général des sophistes très-subtils : leur goût pour les paradoxes leur Élisait un besoin de Fétre. De ce que, selon eux, le bien n'est que ce qui est relatif à l'avantage âa tout , ils ont conclu qu'il n'y en avait pas un ph» grand , ni un moindre, parce que les choses sont utiles au tout, ou inutiles. De conséquence en
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en conséquence , ils ont dit ensuite : donc il n'y a pas de milieu entre le vice et la vertu ; donc toutes les fautes âont égales ; donc celui qui a une Tertu les a toutes ; donc il n'y a proprement qu'une vertu , et c'est d'diiéir volontairement au destin.
Ils croyaient confirmer ces paradoxes, en disant encore : il n'y a pas un vrai plus vrai , un faux plus faux; donc il n'y a pas un bien plus bi^i , un péché plus péché. Qu'on s'écsote peu ou beaucoup de la roule qu'on doit prendre , on est éggLlement hors du chemin.
Enfin les sophismes des stoïciens ont dégénéré en puérilités , poxur ne rien dire de plus. Je n'en donnerai qu'un exemple. Bat est tute sjrUabe. Or un rat a mangé le fromage. Donc une syllabe a mangé le fromage. Représentez-vous de pareils propos dans la bouche de ces philosophes, qm, fiers de leur sagesse^ disaient avec tous les autres^ que la philosophie est la science des choses divines et humaines.
.iSSw^îffli- Zenon, âgé de plus de 80 ans, se donna la mort^ après une chute où il se cassa le doigt. Les stoî* ciens avaient pour principe que la vie et la mort sont au nombre des choses indifférentes; que l'âme du sage remonte au feu céleste , d'où elle tire son origine; et qu'il doit cesser de vivre lorsqu'il cesse d'être utile au tout. Quant aux âmes des autres hommes, ils les frisaient errer quelque temps dans l'air , d'où ils les conduisaient dans
sateatdeUnorl.
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la lune^ pour achever 4e se purifier. Mais je vous arrête trop long-temps sur ces misères.
Les successeurs de Zéndn , qui ont eu le phis de réputation , sont Cléanthe, Chrysippe etPosidonius. Cette secte a eu parny^fes Romains d'illustres partisans.