‹ Œuvres complètesChapitre 12 sur 416 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Dlncr ri'Arislippc.

Çiielques jours après ina présenlalion, il nie pria à diner. Je me rendis chez lui au déclin du soleil ; j'y trouvai nombre de convives. On n'attendait plus (ju'Ari.slippe et la philo.sophe I.aslhénie, son amie, que je ne connaissais pas. Ils entrèrent ensemble; Aristippe portait une robe t«inteen pourpre, et pénétrée des odeurs les plus suaves. Lasthénie était parée avec la simplicité et le cliarine des grâces ; ses cheveux châtains tombaient en boucles sur ses épaules; des fleurs ornaient sa tétc et son sein; c'était sa plus riche parure. On nous (it prendre le bain , ou nous parfuma d'essences, et nous nous rendimes à la salle du festin ; on y brûlait de l'encens , des pari unis. Au foiid était un buffet, où le luxeéta'.aitdes coupes d'or.d'arf(ent et de vermeil, (iuel(|ues-unes enrichies de pierres ]»•(•cieuses; des vases pour verser de l'eau sur les mains, el des couronnes de lleurs pour parer nos télés fl . I,e roi de la fête fut tiré au sort ; il tomba sur Xantes le péripatélicien,qui ordonna les santés, réglâtes lois du repas, cl les momens ou nous dei ions boire.

Nous nous plaçâmes sur des lits, autour d'une table qu'on lava à plusieurs reprises : les couvertures étaient couleur de pourpre.

Philoxcne le sophi.stc entra dans ce moment; el , frappé de l'abondance, de l'appareil de ce festin, il fronça le sourcil, el dit à Aristippe que cette profusion, ce luxe, ne convenaient pas à nu |)hilo.sophe, à un sa;;e. Aristippe lui répondit sans .s'émouvoir : « JIou cher Philoxèiie , veuillez être des nôtres, faite.s-uioi cette fjrûce. — Je nie soumets, pour vous plaire,[à des ordres si obligeants. • Lorsque Aristippe le \it placé, mangeanl de bonne grâce, il lui dit ; • Mon cher Philoxène, je vais, pour répondre à votre censure sur la somptuosité de lua table, vous conter ce qui m'arriva avec Andron le stoïcien. J'achetais devant lui une perdrix cinquante drachmes i quaranlc-cinq livres.) ; comme \ous, il me gourmanda d'une telle dépense. Je l'écoutai tranquillement et lui dis « : Si une perdrix ue coûtait qu'une obole, vous l'achèteriez sans doute? — J'en conviens. — Eh bien ! je n'estime pas plus cinquante drachmes que vous une obole. Je ^ois (|ue ce ne .sont pas le faste et la bonne chère qui vous effarouchent, mais la dépense. « Le sophiste sentit l'application , mais n'en perdit pas l'appétit.

Le premier service consistait en coquillages, les uns crus, les autres apprêté,, ; on y joignit des œufs frais de poules et de paons (ceux-ci sont les plus estimés), des pieds de cochon, des télés d'agneaux, des frai es de veau elun plat de sauterelles, que les Athéniens aiment beaucoup, et qui abondent dans les marchés. Nous réservâmes les prémices des mets pour l'autel de Diane.

Au second servi( e on apporta du gibier , de la volaille et les poissons les plus exquis.

Je m'aperçus que plusieurs convives faisaient emporter des plats par leurs esclaves : on me dit que c'était l'usage, et que tout convive pou^ai^ en envoyer â ses amis.

Aristippe. au commencement du repas, effleura une coupe de vin du bord des lèvres, et la remit ensuite à son voisin , qui but , la fil passer, et la coupe circida â la ronde. Ce premier coup est le symbole de la fraiernite des convives; d'aulres coupes suivirent. Aristippe nous porta des .santés que nous lui rendimes sur-le-champ. La première coupe avait un tiers de vin sur deux tiers d'eau ;

insensiblemenl on diminua l'eau, et l'on finit par s'abreuver de vin pur.

Lasthénie prit ensuite une cithare, et chanta, en s'accompagnant, un hymne en l'honneur de Bacchus. Sa voix était douce, mélodieuse et flexible, elle avait l'art de la moduler à tous les tons : les vers étaient de sa composition. Son chant pur, enchanteur, faisait parfois oublier sa beauté; celle-ci, à son tour, détournait bien souvent l'allention de l'auditeur. On applaudissait très fréquemment , mais encore plus du cœur que des inains.

Tous les convives, tenant des branches de laurier el de myrte, chantèrent tour à tour en s'accompagnanl de la lyre.

Cléomène le Thébain , poëte dithyrambique, fut prié de chanter un dithyrambe; grand adorateur de Bacchus, il ne demandait pas mieux. Il commença par nous dire que . le culte de ce dieu fut transporté par les Phrygiens dans l'ile de INaxos, d'où il se répandit dans le reste de l'Archipel ; il parvint jusqu'à Thèbes. Bacchus n'eut pas d'adorateurs plus zélés . plus enthousiastes que mes chers compatriotes. Bientôt les poètes grecs adoptèrent ce genre dithyrambique. On voulut d'abord le soumettre à des lois, lui donner les entraves de l'ode; mais la liberté , el même ledé.sordre, sont l'essence de cet te poésie, qui, accompagnée de la danse , fui inventée pour animer les danseurs puisa hardiesse et la vivacité de ses mouvemens.

"Dans l'origine, les poètes dithyrambi(|ues voulurent imiter les fureurs de l'ivresse, et, brisant toutes les barrières, firent pas.ser dans leur poésie la folie et l'indécence qui régnaient aux fêles de Bacchus, et les expressions les plus audacieuses , les plus obscènes. L'extravagance monta â tel point, que, pour signifier un honune sans jugement, ou disait que c'était un faiseur de dithyrambes. De là encore l'origine de ce proverbe ; Cela s'entend moins qu'un ililliyramhe.

• Il se borna d'abord à célébrer la naissance de Bacchus ; ensuite il embrassa toutes ses actions; et bientôt le génie hardi et turbulent des poètes appliqua ce genre de poésie non-seulement à toutes les divinités, mais encore aux actions de« hommes.

• Le dithyrambe exige encore plus de sublimité, d'enthousiasme el d'invenlion que l'ode; il faut que le poète, impatient du dieu qui l'agite , présente des idées neuves , fortes et merveilleuses; sa diction doit être animée, iinpélueu.se el bruyante, ses mouvcmens rapides et variés ■. mais, pour appuyer par l'exemple, toujours plus persuasif, l'idée que je vojs donne du dithyrambe , je vais eu chanter un du poète Timothée; » et soudain il l'entonna d'une voix agréable, et chacun parut enchanté de ce chefd'œuvre de poésie.

Lorstiue mon tour vint, j'avouai en rougissant que je ne savais pas la musique; ce qui fil préjuger que mon éducation avait été négligée '.

fA)mmeun des convives louait Aristippe sur sa magnificence, .nir le goût , l'élégance de sa table , et exaltait son bonheur :.Épicure, s'écria Philoxène, ne dépensait qu'un as (un sou) par repas, et cependant il était heureux.— L'élail-il aussi , lui demanda Lasthénie en souriant, lorsque, tourmenté et déchire des douleurs de la goutte, il sécriail : Je suis heureux , u'at ici le dernier jour et le

' CcpendaDt les Athéniens ne se piquaient pas d'exceller dans la musique. I.a pcrfi'c ion de cet art n'était accordée qu'auT deux nations les moins spiriludlesct Icsplusprossii^rcs. le* Béotiens pour le jeu de la Hùte, et les Arcadiens pour le chaiil

VOIAGKS D'AMTENOR.

plus foriunc de ma vie ? — Oui, je n'en doiile pas. — Et moi, je pense que r'esl de la jactance e l de la niorjiue pliilosopliique. — Elle suppose du moins un grand courai;e , dit Arislippe, car il a soulenu celle fennelé jusqu'au dernier uioment. La naiure n'a placé le bonheur ni dans les richesses ni dans la pauvreté . car le pauvre a les mêmes sensations , les mêmes voluptés que le riche , mais dans la flexibilité de l'âme et la sage,sse de la conduite. La plupart des hommes sont bien étranges! .s'ils veulent acheter des biens, des meubles, ils prennent toutes les précautions imaginables pour n'être point trompés; mais s'il s'agit d'un système de conduite pour se rendre heureux, ils ne prennent pas la peine d'y réfléchir. La scène a souvent changé autour de moi ; j'ai troqué plus d'une fois mou pallium de (wurpre contre l'étoffe la plus grossière, et j'ai su, au sein de l'indigence, faire naître des roses dans un champ très aride.

" Jeune et maître dune fortune considéral)le , je quittai Cyrêne , ma patrie , pour venii- à Athènes jouir de ses délices et cultiver ma raison. .J'étudiai sous Socrale avec ardeur; mais j'en mettais autant à sui\Te les plaisirs; et, avide de boidienr, j'eus bientôt épuisé mes richesses. J'ouvris les yeux au bord de l'abime; je vendis meubles, chevaux, bijoux, habits; je m'enveloppai d'uu manteau grossier; je marchai pieds nus, la tête obouibrée d'im grand feutre, et j'allai chercher ma vie dans (îEnoé, bourg de l'Attique. Là je vécus de légumes et de racines. Au - dessus de ma situalion par l'énergie de mon caractère , je me créai des jouissauces nouvelles : la promenade et l'élude remplirent mes loisirs. Un homme riche vint un jour me demander quelle somme j'exigerais pour insirnire son fils. — Six cents drachmes. — Par Bacchns! j'aurai un esclave pour ce prix-là. — Vous avez raison, achelez-cn un, et vous en aurez deux. — Lâchés se déchaînait contre les philosophes qui assiègent sans ce.s.sc la porte des grands. — C'est que les médecins, lui dis -je, sont assidus A la porte de leurs malades.

« Connue le plaisir doit être le premier mobile de tout être pensant, et qu'un de nos philosophes poètes a dit très heureusement ([ue l'amour ferait adorer un dieu dans un pays d'athées, je ne négligeai point le culte de ce fils de Vénus; mais, au lieu des beautés brillantes d'Athènes, je choisis une villageoise simple, ingénue et fraîche connne le printemps. La ro.se s'épanouissait sur son front virginal , légèrement rembruni par le soleil. Pour lui plaire , je me fis son égal : je l'aidais à puiser de l'eau, à traire sa chè> re : je portais le fagot sur mes épaules, j'allumais le feu, j'épluchais les herbes, je dinais avec la mère et la fille sur ime table aussi maltraitée des ans que celle de Baucis. Un plat de légumes, un morceau de fromage composaient tous nos services. Lorsque j'a.ssislai depuis aux festins élégans et somptueux de Denys de Sicile, je riais des jeux de la fortune. Mon aimable Milza avait toute la candeur et l'innocence de .son Sge et de son étal. Je me rappelle que , dans un moment très \\f où je pressais mon bonheur, elle me demanda si je promenais de l'épouser. « Le mariage , lui dis-je , comblerait tous mes \œux, mais je vous aime trop pour \ ons le proposer. L'oracle de Delphes m'a déclaré que ma première femme mourrait six mois après la noce; voudiiez-vous hasardcivotre vie? — i\(m , je ne voudrais pas mourir. — M moi .-vous exposer ; vous m'êtes trop chère. » Il fallut nous pa.sser de la cérémonie du mariage. Je trouvai celte intrigue d'amant d'autant plus agréable, qu'elle ne me détournait

pas de mes études, et que je buvais dansla coupe du plaisir sans passion et sans craindre l'ivresse. » Le morose Philoxène lui dit alors : «Vous m'avouerez qu'aujourd'hui vous ne chercheriez plus à séduire cette pelite fille';' — Je tâcherais encore de lui plaire, si elle m'inspirait des désirs.

— Comment ! un philosophe tel que vous, disciple de Socrale ! — Un philosophe comme moi sait apprécier les préjugés et lessophismes des prétendus sages : si une femme savante pouvait vous être utile par ses connaissances et son espril, vous refuseriez-vous au plaisir de l'écouter.^— Au contraire, je rechercherais sa conversation. — Si, acca^ blé de soif et de chaleur, vous trou\ iez un omJirage frais, sous lequel coulerait une eau limpide , vous en Ijoiriez , je pense, et vous vous reposeriez sous l'ombrage ? — Sans doute; l'un et l'autre ont leur utilité et leur fin. — Eh bien ! comme l'eau, l'ombre, la femme savante ont leur fin, ainsi une belle femme a sou utilité, et sa fin , qui est le plaisir, et je me permets de le goiller comme je me permets de jouir de la fraîcheur de l'ombre et de l'entretien d'une femme aimable et instruite. »

Ce discours amena la conversation sur le souverain bien. « Épicure, nous dit Arislippe, le fait consister dans le plaisir et l'exemption de la douleur. — Celle définition, répliqua Philoxène, a fait décrier sa morale et ses mœurs.

— A lort, et quoiqu'on lill à la porte de sou jardin : lei la volupté est le souverain bien , il ne traitait ses hôtes qu'avec du pain et de l'eau , el il disait qu'on ne pouvait vivre agréablement qu'eu suivant le sentier de la sagesse et de la justice.

PItiluxène. • Zenon , le chef des stoïciens, pen.sait que la santé, la réputation, les richesses el les autres avantages ne sont pas des biens, et il exclut du rang des maux la pau\ reté, l'ignominie et la douleur. La vertu seule, dit-il, .suffit à notre bonheur, et le sage , dans quelque situation qu'il se trouve , est toujours heureux. — Jristippe. Je crois bien que le sage , dans les al Hiclions, dans les fers, a beaucoup plus de motifs de consolation qu'im autre ; mais il n'y a qu'un fou qui puisse s'écrier en pareil cas qu'il est heureux. Un ignorani qui boit du vin, qui possède sa maltresse , est assurément plus lortuné qu'un sage dans une prison, réduit au pain el à l'eau. — Philoxène. Le sage de Zenon est un être sans passion: les traits même de la pitié n'alleignent point son âme. Les stoïciens traitent ce sentiment de faiblesse. — Arislippe . Cet être exagéré ressemble au vrai sage comme une statue d'Hermès ressemble à un être animé. Ce n'est pas là mon homme. — Ni celui de mon sexe, s'écria Laslhénie. — Arislippe. Les péripatéticiens sont les philosophes les plus raisonnables ; ils conviennent que l'homme est composé d'un corps et d'une âme; il laul donc la réunion des biens physiques et moraux pour lui prouver une existence agréable et analogue au vœu de la nature. La .santé, les riches,ses, la considération, son; pour eux de vrais biens, et la douleur el la pauvreté des maux réels; mais la vertu est au-dessus de tous les biens, et le vice est le plus grand des maux. — Philoxène. Je n'avouerai jamais que les richesses soient de vrais biens. — Arislippe. Quoi ! pas même lors(|ue vous faites un bon repas?» Celte saillie fit rire. «Mais, pour terminer celle dis.sertation . dit .\rislippe. voici mon avis sur cet objet ; Je ne crois pas que le bonheur ne soit que dans les plaisirs; il esl dans l'usage le plus actif de nos facultés, dans les soins et les travaux par lesquels nous recherchons ces plaisirs, la fortune nu la célébrité.

• Mais , pour vous démontrer presque mathémathique-

VOYAGES D'ANTENOR

ment combien peu les grandeurs , les richesses assurent noire félicité, je vous rilerai l'exemple de Deuys de Syracuse, auprès de qui j'ai vécu si long -temps. Il avait beaucoup d'e»<prit el un seus droit ; mais l'amliiliou le reudail le plus malheureux des honiuies. Au sein du luxe, assis sur le trône, il venait souvent chercher la consolation auprès de moi, et je n'eus jamais besoin d'élre consolé par lui. Un jour il m'offrit une place éminenle |)()ur me fixer à sa cour. « Ne m'otez |)as , lui dis-je , la douceur de vivre avec mes égaux. » Il élall loiijours environné de soupçons, de terreur :il avait fait bâiir mie maison souterraine, entourée d'un large fossé, où sa feuiine et ses enfans u'enlraient qu'après s'être dépouillés de leurs babils; il craignait qu'ils n'eussent des armes cachées : il porlail toujours une cuira.sse. Son Ijarbier ayant dit en plaisanlaiu que sa vie était enire ses mains, il le fit mourir; et lui-même dans la suite se brùlail la barbe '. Il parai.tsail m'aimer beaucoup, si les tyrans peuvent aimer. 11 m'a comblé de bienfaits ; il est vrai que je lui faisai.s faire une chère excellente. Je présidais à ses festins et m'enivrais avec lui. Je lui donnai un jour une leçon très philosophique. Dans lui Iransport d'amitié ou de générosité , d'ailleurs un peu échauffé de vin , il me dit que je n'avais qu'à former un souhait, et qu'il jurait de le remplir. Je demandai autant de grains de blé que prodiiii-ait le nombre des cases de l'échiquier, en doublant toujours, à commencer par un grain pour la première case, deux pour la seconde, quatre pour la troisième, ainsi du reste. Chacun rit de la modération de la demande, et Denys me l'accorda en ricanant (Juand nous fîmes le calcul, tout le blé de la Sicile et de l'Egypte n'aurait pu me payer.

«Uue autre fois je lui demandai un talent dont j'avais besoin. — Ha, ha! dit-il avec un rire sardonique, vous m'avez dit tant de fois que le sage ne manquait de rien! — J'ai dit vTai; mais donnez toujours, et puis nous discuterons cette affaire. Lorsque j'eus le talent, je lui dis: « Vous le V oyez , le sage ne manque de rien . »

Dans ce moment, des jeunes gens élant survenus, on qnilta la (able pour danser; car la danse esl un des plus grands plaisirs des Athéniens.

Le poète Cléonièiie pril sa IvTe et chanta ses vers en dansant. Il vint ensuite se reposer auprès de moi. Je lui demandai si tous les festins ,se terminaient par cet exercice. «Oui, me dit-il, les Grecs sont les peuples de la terre qui aiment le plus la danse; elle fait chez nous une partie de la gymnastique; les médecins même l'ordonnent dans plusieiu's maladies : elle est affectée à tous les âges, à toutes les condilious; elle anime les fèle.s, les festins. Anarréon, le père du plaisir, disait dans sa vieillesse, qu'il élait toujours prêt à danser. Le vieux Socrate a dansé, in.spiré par Aspasie. Tous nos philosophes ont fait l'éloge delà danse-. Dans toutes les fêtes, après avoir honoré une divinité, on exécute des danses qui représentent les plus beaux trails de sa vie. On danse le triomphe de Bacchus, les noces de Vulcain , de Paies; de jeunes filles, couronnées de (leurs, parées d'habits élégans el de leurs attraits, représentent les amours de Diane el d'Endymion, la fnile deDaphné, le

' Cromwol n'élait pas moii'is agité des terreurs de la IjTannie. Il était toujours couvert d'une cuirasse; chargé il'armes offensives, ctcnvironné de satellites : il avait douze chambres à coucher, et personne ne savait celle où il devait passer la nuit.

2 Arislole, Athénfc,^énqphonj.P;utarque, Lucien, ont loué la danse. ' ■ • -

jugement de Paris, etrenlèvemenl d'Eui-ope que l'Amour porte sur les flots. »

La danse finie, on se remit à table, et l'on servit d'aulres hors-d'œuvre pour exciter l'appétit, des olii es et du vin. En finis.saul, nous finies nos libations, et nous bi'lmes à Jupiter Sauveur (2).

J'avais prêté l'oreille aux discours d'Arislippe ; il parlait avec tant d'esprit, de firâce,sa philosophie élait si bien adaplée ù la faiblesse , à la nature du cœur humain, qu'il commandait le silence et l'attention.

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