LA DÉVOTION ITALIENNE
Dans le pays charmant où le pieux Énée Vint terminer enfin ses course* et ses pleurs, Où la religion triplement couronnée Voit encore à ses pieds des Hots d'adorateurs , Vivait la belle Aime , au caur simple et docile , Brûlant d'un amour pur pour Marie et Jésus, Sans relâche observant quatre-temps et vigile , Et couvrant son beau corps d'os sacrés et d'agnus. L'hymen l'arail liée au seigneur Fabius, Triste époux que le temps marquait de son empreinte, D'ailleurs très peu dévot : de li plus d'une plainte, Et cent sujets de dispute et d'humeur.
De Pékin à Paris, de Paris jusqu'à Rome, 11 n'est qu'un seul moyen d'adoucir la rigueur D'un nœud aussi bizarre, et ce moyen se nomme Le droit decocuage : il est, dit saint Jérôme, De toute aniiquilé : les rois y sont soumis : Il fut imaginé pour consoler les femmes; On le levé, dit-on , sur messieurs les maris; Et l'on assure que nos dames , Douces, d'ailleurs, sensibles à nos vœux, Sont sur ce point sans indulgence.
L'époux d'Aline, en conséquence.
Le payait cumme un autre, et n'en dormait que mieux.
Un soir d'été, lorsque dans le silence, La déesse des nuits voilanl le Iront du jour. Sur sou trône d'argent paisiblement s'avance, Amenant sur ses pas le mystère et l'amour, Aline, sous l'abri du plus doux des bocages. Dont la lune n'osait percer la profondeur, D'un amant adoré recevait les hommages : 11 était à ses pieds, demandait son bonheur, Et l'obtenait enfin de faveur en faveur ; Quand tout à coup le son d'une cloche voisine Reienlit dans le bois ; » O ciel ! o doux Jé.sus ! »
S'écrie alors la scrupuleuse Aline , • Arrêtez, arrêtez, on sonne VJngelits/ ^