‹ Œuvres complètesChapitre 219 sur 416 · TROISIÈME COUPLET · texte numérisé non relu

TROISIÈME COUPLET

Le roi qui lisait dans son âme L'amour à travers ses douleurs.

Lui dit : > Pleurez , pleurez, madame; Rien n'est si jus:e que vos pleurs; Mais songez que le Cid vous aime, C'est un héros digne de vous; Et dans un an, je veux moi-même Vous unir des nœuds les plus doux. •

QUATRIÈME COttPtET.

A ces mots , la tendre Chimène Rougit IxMneoup et ne dit rien.

Voulant , dit-on , briser sa chaîne, Pour son honneur, le premier bien.

Chimêne ainsi passa l'année.

Pleurant biaueonp son père mort; Et puis .se fit son hyménêe :

On ne pont éviter son sort.

Lorsque Rudel , qui l'écoutail encore, N'entendit plus ce chant doux et sonore, U s'écria : - C'est ici le séjour On d'une fée, ou d'une jeune mu.se; Jamais, jamais aux bords de l'Aréthuse Berger n'ouit un si doux chant d'amour.» Mais à son tour, voulant se laire entendre. Pour obtenir un généreux accueil.

Vers le balcon il chanta d'un air tendre Ces vers, trouvés dans uu ancien recueil.

PREMIER COUPLET

Nymphe de ce .séjour paisible , Jeune beauté chèie à l'amour ; Écoutez d'une àme sensible L'infortune d'un troubadour :

La nuit la surpris en voyage.

Et son coursier vient de mourir ; Il eiTceoimnc un ours sauvage.

Sans nul asile pour dormir.

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