‹ Œuvres complètesChapitre 371 sur 416 · A M. GR.\>GE · texte numérisé non relu

A M. GR.\>GE

Vous me louez selon l'usage ; Le renard seul n'esl pasHatleur; Un poi'ie l'est davanlage.

Mais sans me fier au lan;;age D'un agréable et jeune aulcur.

Je m'applaudis de ^o^ suf.rage.

On voit qu'élève d'Apollon ,

Ce dieu v ous aime et vous inspire ; Que vous allez sur l'Hélicon Souvent accorder votre Ijre. Avec grâce et facilité A mon oreille elle résonne ; Fatiguez -la , Phébns l'ordonne , Si vous voulez qu'il vous couronne De.s fleurs de l'immnrlalité.

Mais enlie nous, veuillez nie croire, Le poêle le plus heureux N'est pas un aigle audacieux Qui monte au temple de la gloire Par des efforts ambiiieux :

Mais le chanlre qui sous l'ombrage Des bosquets du sacré vallon , Cueille, en riant , d'une main sage, Les humbles Heurs de la saison , Et dont la prudence préfère Aux laui iers éclalans d'Homère La guirljnde d'Anacréon.

Le chanlre iimnorlel d'Herminie Mourut à Rome de chagrin , Et deChaulicu l'heureux génie Chanlail encore A son déclin Les muses , l'amour et le vin.

Quant à moi, fatigué par l'âge.

Courbé sous quatre-vingts hivers , Connue le rat dans son Iroinage, Je me cache en mon ermilage Où je fredonne quelques airs; Mais, helas ! ce n'est qu'A voire âge Que l'on peut faire de bons vers !

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