‹ Œuvres complètesChapitre 377 sur 416 · C.heril encor l'heure ix mensonge · texte numérisé non relu

C.heril encor l'heure ix mensonge

Doni la bercail nu doux .'OïDineil.

Ouvrez les yeux : non , la nature

IN'a pas perd.i de ses couleurs.

On voii encor sur la verdure

Briller l'émail des jeunes fleurs :

Celle naïade si chérie

Dans ce vallon se plaii toujour.s ;

Et sa fraîcheur, sur la prairie ,

Invile encore les amours;

Le ciel est pur. l'air est Iranquille,

Du rossignol leschanls légers,

Chacmeni encore cet asile,

Et du prinleuips le dieu facile,

Sourit eneoi e ii nos vergers.

L'Amour n'a poini quiité vos traces,

El malgré sa inobililé ,

Il est loujours auprès des Grâces.

Mais cet Amour, enfant gâté,

O.^e, dil-0!i , rire des belles.

Qui jurent de longues ardeurs :

Le pelit traiire n'a des ailis

Que pour voler \ers Ions les cœurs.

Vit-on jamais l'a inabic enfance

Suivre long-temps les mêmes jeux?

L'Amour , en ani capi icieux ,

S'endnri auprcsde la Constance.

Voyez ce berger forluué

Que le plaisir des fleurs du Gnide

Depuis Ion vlenips a ronronné :

Penche sur le sein de Zélide,

Il e.'l disirail, sombre, rêveur.

Le doux baisir quelle lui donne

Ranime à peine sa tiédeur;

Z lide mcuie, elle.s'élonne

De languir si prés du bonheur.

Mais regardez ces irails de flamme

Qui s'élaiiccnl des yeux d'Alis;

Quels Iraiisporls a,;i:enl .son âme,

Depuis deux jours qu'il voit Doris :

A .ses genoux il brille , il presse.

Il respire la volupté;

Son àme nage dans l'ivresse,

POESIES

Ail rang des dieux il est monté,

Heureux auiaus, fêlez b'cn vile

Le jeune Autour quand il sourit;

Ce dieu, souvent au uiènie yile,

Ne passe pas plus d'une nuit.

Bientôt le temps, par qui dut resse,

Va inoissonnei' et jeux et l'is,

Plus de désir , plus de caresse,

La inain de la Iroide vieillesse

Ferme le leniple de Cj pris.

Mais vous, quand Vénus refine encore ,

Qu'elle vous ouvre ses bo.^quels ,

Pourquoi dans le sein des rejrels

Laisser tléirir les dons de Flore?

Ces jours charnians vont expirer.

Sous ce berceau l'Amour t'appelle :

Viens, ma Zelis, viens me jurer

De ne jamais éire infidèle :

Viens, je recevrai !o . serment.

Et pui.sses-tn dans ce moment

Où s'éclipse l'âme enHaunuée,

Me presser sur Ion sein brillant ,

Et t'écriei- den.i pâmée :

Le bon billet qu'a mon amant!

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