RÉFLEXIONS DUN PAUVRE HÈRE
SUR UN SEBUOI.
Un jour, un moire, noir ou blanc, SeriiKinait sur la pénitence, Et criait en se déballant :
«Chetif mortel, hnmme en démence.
Qui, comme Hérodeetles Judas, Traînez vos jours dans l'iudolence.
Cherchez les bals et les repas.
Quoi' vous sei iez vous mis en tête.
Que Dieu vous fit pour le plaisir, Pour (Hre chaque jour en fête.
Et sans cesse vous réjouir?
Non! non ! Quelle erreur est la vôtre? Écoutez la voix de l'apôtre :
Priez, dit-il, ingrats enfans; Prenez le cilice et la haiie; JeCtnez, mortifiez vos sens,
PIÈCES FUGITIVES
Ou du ciel craignez la colère. »
A ce di.scour.s des plus loud.ans, Un inalhpufpuv, Iraiiianl sacliaine, Dil à part lui ; • La belle an ienne ! Hélas! depuis plus de tienie ans, Oublie par la Providence, Je fais bien rude penilence.
Il faut suer, so r el mai in , Pour avoir un morceau de pain.
L'hiver, la neiye, la lempt'le.
Me îîlaceni jusqu'au fond du cœur; L'élé, le soleil sur ma ii'le Me ( on iuine par son ardeur.
Le plus .souvent j'ai pour aubaine Tantôt aux de ::ls i;rande douleur, Tantôt la fièvre ou la mij^raine ; El, pour accroître mon malheur, Ma ménaiji're imptoyable Vin;,l lois le jour, par sou humeur.
Me fait, helas! donner au diable:
D'où je coni lu<, non sans r^i,on , Malgré ce moine, el son sermon , Que loin d'accroilre nos misères, Kous devrions les adou ir.
Et laire entrer dans nos chaumières, Par-ci par-là quelque plaisir.