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LES FURIES

Quoi qu'en ail dil plus d'un petit docteur, Sot ennemi de 'a myiholojjie.

Mars, Jupiler, Melpomène, Thalie, Le dieu des vers el Diane sa sœur; Vénus, surlout,.snriant du .sein de l'onde, Floie, Phsyihe, le.s GrAces. les .amours Seront toujours les délices du monde; Les bons espjils les aimei-ont louiour.s. Mais à quoi .sert ce irop long verbiage.'' L'heure s't in oie et nereloiu-ne plus. Ah ! cro\ez m'en, iniilonscevr isage.

Qui pleure un jour, un seul inslani perdu.s. Le vieux Plulou, souverain du Tariare, Juge des morts , sur son Ircne rêvant A ses sujeis , à leur fo' me b ?arre , A leur laideur- , se di.-.ait en baillant :

• Je suis bien las de voir mes iro s Furies, Qui sont , h.^las! comme les Heurs des champs Qu'un long hiver et l'orage oni tleiries! • Plu'on aimait les n^es. du |)rinlemps.

(Keu .Salon. on , je crois, pensail de même): Il appela le messager des dieux.

• Kils de iMaia , dit-il l'air . oucienx ,

J'ai de l'ennui. — Vous, dans le rang suprême?...

De Proserpiie époux tendre el chéri?

— Depuis le jour que je ronnnande ici ,

J'ai devant moi mes auliques Mégères ;

Leurs fronis rid?s, leui's \ isages .sévères ,

Leurs dos voù es, me donnent des vapeurs;

Déli\re-moi de ces trois vieilles sœurs;

Pars aussitôt ,\a. vole sur la lerre;

Amène- moi liois a'inables beautés ,

D'esprit , d'humeur agiéable él légère.

Dont mes regards, mes yeux soient enchantés;

Jeunes surtout !... au.si>i fraîches que flore.

— Seifîneur Plulon , vous êtes jeune encore !

Mais j'applaudis avec loul l'univers.

Vous faites bien d'embellir les enfers,

El votre cour de trois beautés nouvelles. •

Après ces mots , il attache .ses ailes

A ses talons, saisit sa verge d'or,

Conim l'éclair, el. plus rapide encor,

Vole, descend sur le mont de Phrygie,

Ce mont fameux oii le berger Paris

Donna la pomme A la belle Cypris,

Et qui sépare el l'Europe et l'Asie...

Au niî'me temps, la superbe Junon,

Qui d lestait la reine didalie.

Et qui voyait d'un œil de jalousie

l'n sexe aimable et doué de raison ,

Mais Irop crédule, aveugle en sa faiblesse,

Courir en fou e aux pieds de la décs.se.

Et ccuronner.son image de fleurs.

Voulut punir l'orgueil de sa rivale.

Sur terre , au ciel , A sa gloire fatale,

Ou parla ;er ou llelrir ses honneurs.

Elle appela sa prompie messagère;

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