PRIÈRE A LA PARQUE
0 Lachésis! plus lentement
File la trame de ma vie;
Je V is auprès de ma Délie ,
Prés d'elle nu siècle est un moment.
Phébus, du cercle de l'année , A quatre lois décrit le tour; Cependant mon âme enchaînée.
Brûle toujours de plus d'amour.
Tel l'arbrisseau cher à Pomone, Qu'ont respecté les vents jaloux , A chaque été qui le couronne.
Porte des fruits toujours plus douï.
Délie a l'éclat d ■ la rose , Sa voix lou( hante arrive au cœur; Son âmeoii la mienne rep:)se, Est l'image de la cai.deur.
Quej'a lie au loin , mabien-aimée, Habiier les affreux déserts Où la nature inanimée Gémit sous d'éternels hivers ;
Qu'on m'eniraine aux bord> du Zaïre Bouilliinuanl des feux de l'été.
Ton doux par'er, t(m doux .sourire Seront toujours ma volupté.
Suspens le songe de ma vie; O Parque ! arrête ton fu.seau; Et dans les bras de ma Délie Conduis-moi doucement aux portes du tombiMl!